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Le dossier de 60 millions de consommateurs : quelques références seulement

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Pour qui eut regardé attentivement le travail de la revue de consommateurs, le paysage de l’inflation alimentaire eût été tout différent que les apparences évoquées durant le Salon de l’agriculture. Ce travail n’est que partiel, sur certaines références, un millier environ. De plus, 60 millions de consommateurs a cherché à relater essentiellement des références qui sont en hausse, d’où l’effet d’accumulation qui ne représente certainement pas une moyenne concernant le panier de la ménagère. Les journalistes ont d’ailleurs l’honnêteté de l’indiquer, fût-ce dans des encadrés pouvant passer inaperçu à une lecture hâtive. Concernant le jambon, par exemple, les journalistes mettent en relief une référence qui augmente de 44 % entre novembre et janvier, mais ils indiquent en même temps que 7 références sur dix relevées n’ont pas augmenté. Si l’on regarde les relevés du SNM (Service des nouvelles du marché) qui observe les produits frais en grandes surfaces, on s’aperçoit que le prix du jambon est, en moyenne, plutôt en baisse sur les trois derniers mois.

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De surcroît, l’essentiel des relevés réalisés portent sur des catalogues internet, traditionnellement plus chers que les produits en magasin. Mais, après tout, l’évolution des prix est peut-être la même. Cependant, lorsqu’ils se sont déplacés en magasins, les journalistes du magazine indiquent par exemple que chez une enseigne Intermarché, seuls 76 produits sur 202 ont augmenté. Chez Système U, « les grandes marques n’avaient pas ou peu augmenté ». Chez Leclerc, on constate une hausse chez 38 produits sur un total observé de 143 références. C’est peu. Chez Auchan, 55 augmentaient sur 155. Toutes enseignes confondues, sur les petits-déjeuners, seules 25 % des références ont augmenté. Pour les pâtes, produits très cités par l’enquête, 40 % des références n’avaient pas augmenté. Les proportions sont plus fortes pour le lait liquide ou le beurre. Mais pour le camembert, un peu moins de la moitié des références n’avaient pas augmenté. Et pour toutes celles dont les prix n’ont pas flambé, on ne sait pas si elles ont été stables ou de combien elles ont baissé.