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Viande/Crise Le dossier GAD dépaysé au tribunal de Rennes

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La demande de mise en redressement judiciaire déposée par le groupe de viande GAD auprès du tribunal de Brest, qui devait être examinée le 27 février, sera finalement examinée par le tribunal de Rennes, à la demande du président de l’instance consulaire brestoise. Celui-ci a informé le parquet , « dans un souci de loyauté et de transparence qu'un juge de son tribunal est directement ou indirectement en relations économiques avec les sociétés concernées ». Les sociétés du groupe familial dirigé par ce magistrat sont en liens commerciaux directs avec GAD SAS et susceptibles d'être en conflit avec cette société, a-t-il expliqué. L’audience à Rennes devait se tenir le 28 février. Il est fort probable que le tribunal donne droit à la demande de GAD et ne la place en redressement judiciaire. Les salariés du groupe redoutent pour l’avenir des deux sites de production (Lampaul-Guimiliau et Jossselin) ainsi que pour les emplois des unités de Saint Nazaire et Saint Martin des Champs. Ils craignent en particulier qu’un des deux sites principaux ne soit purement et simplement fermé. La demande de dépaysement n’est sans doute pas sans rapport avec la polémique qui avait entouré la décision prise par le tribunal de Quimper lors de la demande de mise en redressement judiciaire du groupe Doux, donnant en grande partie satisfaction à l’offre présentée par les anciens dirigeants au détriment d’offres concurrentes. Certaines voix avaient alors contesté la solution adoptée, faisant remarquer que certains juges consulaires étaient proches de Charles Doux.

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