A la satisfaction des organisations agricoles majoritaires présentes à l’Elysée (FNSEA, JA, APCA), le président de la République a souligné que l’agriculture française et européenne était « au cœur des défis de la planète » : le défi alimentaire, le défi environnemental, le défi énergétique. « On ne va pas nous expliquer qu’on n’a pas besoin de notre agriculture », a lancé Nicolas Sarkozy. Sur les dossier internationaux, le chef de l’Etat a interpellé le président de la Commission européenne en demandant que ses services étudient « très rapidement » la possibilité de taxer les produits importés de pays ne respectant pas le Protocole de Kyoto. « Nous avons imposé des normes environnementales à nos producteurs. Il n’est pas normal que leurs concurrents puissent en être totalement exemptés. Le dumping environnemental ce n’est pas la loyauté, c’est la déloyauté », a-t-il lancé. Nicolas Sarkozy propose à José Manuel Barroso que le sujet soit débattu au sein de l’UE « dans les six mois ». En matière de fiscalité écologique, le président français « demande »la création d’une TVA à taux réduit « sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité ». Par contre, aucun engagement précis sur la taxe climat-énergie voulue par les écologistes. « Je m’engage à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une taxe “climat-énergie” en contrepartie d’un allégement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d’achat et la compétitivité ».
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