Après la prise de fonction du 44e président des Etats-Unis, Barack Obama, le 20 janvier, l’American Farm Bureau Federation est « impatiente » de travailler avec la nouvelle administration démocrate. Si la situation économique reste sa préoccupation numéro un, la principale organisation agricole américaine a d’autres priorités tant sur le plan extérieur – accords bilatéraux ou régionaux compte tenu de la paralysie du cycle de Doha – qu’intérieur – protection raisonnable de l’environnement.
Soulignant que le redressement de l’économie nationale sera le « job numéro un » de la nouvelle administration et du Congrès, l’American Farm Bureau Federation (AFBF) doit, selon son président, Bob Stallman, s’occuper du problème de la dette qui a plongé le pays dans une « situation affreuse ». Pour ce faire, l’organisation agricole a créé un groupe de travail formé de huit de ses membres.
Négocier des accords bilatéraux et régionaux
Enumérant les autres priorités de l’AFBF lors sa 90e convention annuelle, le 11 janvier à San Antonio (Texas), M. Stallman, lui-même producteur de riz et éleveur à Columbus (Texas), a estimé que les Etats-Unis devaient progresser dans les négociations régionales et bilatérales avec les pays tiers, compte tenu de la paralysie actuelle des négociations commerciales multilatérales de l’OMC. Dans ce contexte, l’organisation agricole va maintenir sa pression pour que le Congrès approuve les accords commerciaux bouclés avec la Colombie, la Corée du Sud et Panama.
Sur le plan interne, le Farm Bureau se battra pour éviter une hausse de la taxation, mais aussi pour que le Congrès mettre en œuvre dès maintenant une vraie réforme de l’immigration.
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Environnement : ne pas trop en faire
Sur le front de l’environnement, l’AFBF a pour projet immédiat de s’attaquer aux règles édictées par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) pour la gestion du fumier par les élevages intensifs. « Nous portons cette affaire devant la justice car nous estimons que l’EPA a outrepassé ses compétences en réglementant les exploitations dans le cadre du Clean Water Act », a expliqué son président.
Autre préoccupation environnementale : le changement climatique. « Lorsque la science fait état d’un risque réel de dommage, nous jouerons notre rôle en réduisant ou éliminant ce risque », a déclaré M. Stallman. Toutefois, a-t-il ajouté, le législateur devra s’assurer que la science ne soit pas court-circuitée par des interférences politiques.
Enfin, le Farm Bureau continuera à plaider pour un plan énergétique global. Sur ce point, il peut compter sur l’intérêt que porte Barack Obama aux biocarburants.