L’entreprise dirigée par Denis Lacoste va doubler ses capacités de production de son site de Fresnes et juge « probable » une acquisition dans son secteur cette année.
Le spécialiste du plateau-repas pour les entreprises Le Figuier accélère son développement. Après l’acquisition en 2016 d’un concurrent opérant sur sa zone de prédilection, la région parisienne, Denis Lacoste, le p.-d.g. de l’entreprise, juge « probable » une nouvelle opération de croissance externe cette année. « Cette acquisition nous a permis de mutualiser certaines fonctions de l’entreprise », explique le dirigeant, qui ne tient pas à dévoiler le nom de cette société. Ce rachat a pu être financé grâce aux taux d’intérêt particulièrement bas pratiqués actuellement. Le prêt a couvert les deux tiers du montant, et les apports en fonds propres un tiers. La même répartition a été pratiquée pour l’extension du site de production de Fresnes (Val-de-Marne) : « D’une production de 1500 à 2000 plateaux par jour, nous allons passer à une capacité de 3 000 plateaux quotidiens », explique Denis Lacoste, qui a dépensé 300 000 euros pour ces travaux dont le terme est prévu cette année.
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Sur un marché français du plateau-repas pour les entreprises estimé à 50 millions d’euros annuels et concentré en région parisienne, Le Figuier estime avoir une longueur d’avance depuis sa création il y a plus de 15 ans et sa démarche consistant à « valoriser le consommateur » à travers la qualité des plats (uniquement froids), la présentation et le respect de la ponctualité avec une flotte interne de 20 véhicules. Une démarche que Denis Lacoste juge plus proche de ses concurrents Class’Croute ou Room Saveurs, qui dominent le segment, que de celle des start-up opérant actuellement sur le marché B to C tels que Frichti ou Nestor. « Une des difficultés de notre marché B to B est l’irruption d’acteurs opportunistes qui tirent le marché vers le low cost, et qui ne se maintiennent pas toujours, ce qui n’est pas du tout notre démarche ». Le Figuier vise des ventes en progression de 10 % cette année et n’envisage pas d’ouverture du capital sauf en cas de développement dans d’autres métiers que le sien.