Les experts du Comité spécial agricole (CSA) ont examiné fin novembre le projet de la Commission européenne visant à établir un cadre juridique clair pour le financement des mesures exceptionnelles de soutien de marché en cas d’apparition d’épizootie comme la fièvre aphteuse ou la peste porcine classique. La Commission propose que ces mesures soient financées à 50 % par l’UE et à 50 % par le budget national.
Dans un arrêt rendu en 2003, la Cour avait estimé que, conformément au libellé actuel de la réglementation communautaire, seul un financement à 100 % des mesures exceptionnelles de soutien de marché devrait être possible, alors qu’un système de cofinancement a été introduit en 1994 pour des mesures de soutien dans le secteur de la viande porcine en Allemagne (70 % supporté par l’UE et 30 % par l’Allemagne). Pour tenir compte des conclusions des juges de Luxembourg, la Commission propose aux Vingt-cinq de modifier les différents règlements du Conseil traitant de cette question « en introduisant des dispositions juridiques claires relatives à un tel système » de cofinancement. Selon Bruxelles, un système de cofinancement « revêt une grande importance» car si les Etats membres « partagent les responsabilités financières pour les mesures de soutien, ils le feront de leur mieux dans le domaine vétérinaire et sanitaire pour circonscrire la maladie le plus rapidement possible et pour en minimiser les coûts ». La Commission défend également sa position en faisant valoir qu’un système de cofinancement est déjà utilisé pour la compensation payée aux agriculteurs pour les abattages vétérinaires de leur animaux en cas d’apparition d’une maladie. Elle note à ce propos que la Cour des comptes européenne a recommandé dans son rapport sur la peste porcine classique « un parallélisme strict concernant le financement des mesures vétérinaires et des mesures de soutien du marché ».
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