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Foie gras Le foie gras de nouveau à la fête en 2003

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2003 a été une bonne année pour la filière du foie gras. La maîtrise de la production a porté ses fruits avec une reprise des prix à la fin de l’année, tandis que les achats des ménages ont renoué avec la croissance sur un marché des produits festifs plutôt morose.

L’année 2003 a donc tenu ses promesses pour la filière foie gras. Comme nous l’annoncions en octobre dernier (1), le plan de maîtrise de l’offre, élaboré dans le cadre de l’interprofession, s’est traduit par un recul de la production de foie gras de 5 %. Les mises en place de couvoirs se sont réduites de plus de 5 % entre septembre 2002 et août 2003, tandis que les abattages contrôlés ont diminué de 4,1 % durant l’année. Enfin, les poids moyens des foies ont été abaissés après révision des grilles de paiement.

Cet accord, qui a constitué une première pour le secteur des palmipèdes gras, a été « courageux et efficace », commente le Cifog. Compte tenu d’une croissance en volume de 9 % des importations, en provenance de Hongrie pour l’essentiel, l’offre de foie gras cru sur le marché français s’est établie l’an passé à 18 850 tonnes, en repli de 4 %. Signe du retour à l’équilibre du marché, les cours moyens du foie gras de canard, toutes qualités confondues, se sont inscrits à la hausse à la fin de l’année, avoisinant 21 euros au kilo, contre moins de 17 au début de l’année.

Bonne tenue des exportations

Les exportations françaises de foie gras se sont accrues de 10 % en volume (1 675 tonnes), avec une forte évolution des expéditions vers l’Espagne (+23 % à 595 tonnes) et vers la Suisse (+ 13 % à 173 tonnes). En valeur, elles ont ainsi totalisé 33 millions d’euros après 32 millions un an plus tôt. Les exportations de préparations à plus de 75 % de foie gras se sont quant à elles repliées de 5 % en volume (832 tonnes) et sont peu ou prou restées stables en valeur à 32 millions d’euros.

Les importations ayant pesé en valeur 25,5 millions pour le foie gras cru et 458 millions pour les préparations, l’excédent de la balance commerciale s’est amélioré de 2 % à 39,1 millions d’euros, se félicitent les professionnels.

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Sur le marché intérieur, qui s’est révélé quelque peu morose pour les produits festifs (-2 % en volume pour les blinis, -7,4 % pour les huîtres, -1,3 % pour les chocolats de fête selon ConsoScan), le foie gras arbore une progression de 3 % après une diminution de 2,6 % en 2002.

Des acheteurs plus nombreux

Autre motif de satisfaction pour les professionnels, le nombre de ménages acheteurs de foie gras, estimé par le même panel, a bondi de 8,7 % à 36,8 %, avec des recrutements répartis tout au long de l’année. Une tendance qui s’est poursuivie au début de 2004.

Au vue de l’autre panel, InfoScan, les chiffres sont encore meilleurs puisque les achats des ménages, enregistrés à la sortie des caisses des grandes surfaces ont gagné 4,7 % (et 5,1 % au cours de la saison festive) en volume et 5,3 % en valeur. La palme de la meilleure évolution revient au foie gras entier (+12,9 % en volume), qui confirme ainsi la tendance de fond constatée depuis plusieurs années.

Une ombre au tableau toutefois pour 2004 : compte tenu du coût de l’aliment du canard, qui est au plus haut, les prix de vente au consommateur devront grimper de 5 à 10 % d’ici la fin de l’année. Reste que pour le foie gras, le prix semble revêtir une moindre importance aux yeux du consommateur.