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En direct de Bruxelles Le fond et la forme

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Il faut s’y faire. Le Parlement européen utilise à plein son pouvoir de codécision qui le met maintenant à armes égales avec les États membres réunis au sein du Conseil. Quitte à compliquer un peu plus le fonctionnement d’une Union dont les rouages n’ont jamais été bien huilés. Mais c’est sans doute là le prix à payer pour tenter de parvenir à un processus plus démocratique, à défaut d’être vraiment plus transparent. En tout cas, les députés, dont le travail ne saurait être mis en cause, ont actuellement matière à faire valoir leurs prérogatives. Ils refusent ainsi d’avaliser tel quel le laborieux et très restrictif compromis des chefs d’État et de gouvernement sur le cadre financier de l’Union pour la période 2014-2020. Un crime de lèse-majesté, ou presque, qui met dans l’embarras les ministres chargés de négocier avec l’Assemblée. Pour la réforme de la Pac, les parlementaires discutent régulièrement jusqu’au bout de la nuit pour éviter que les Vingt-sept ne leur imposent un compromis qui ne serait en fait que le plus petit dénominateur commun des positions des Vingt-sept. Leurs représentants devraient néanmoins accepter le déplacement à Luxembourg pour la tentative de compromis final, sans avoir l’impression de tomber dans un piège. À condition, sans doute, que cet accord politique soit scellé à Bruxelles, dans les locaux de l’Assemblée, au terme d’un « trilogue » à haut niveau. En bonne et due forme.

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