Abonné

Le Fonds d’investissement laitier bientôt en action

- - 3 min

Le Fonds d’investissement laitier que l’interprofession a décidé de créer il y a déjà un an sera en place dans les délais, assure le président Picot : « Les statuts sont prêts et l’an prochain il pourra faire l’objet, sur la base de la CVO laitière, d’un arrêté d’extension conformément à la loi de 1974 pour la période triennale qui commence en 2008 ». Le niveau de cette cotisation n’a pas lieu pour autant d’être augmenté, à ses yeux : « Ce qui importe, c’est qu’en plus des actions déjà menées par le CNIEL puissent s’ajouter des investissements industriels que nous jugerons structurants et en cohérence avec les besoins de la filière dans son ensemble. Et qui, bien sûr, ne conduisent pas à des concurrences malsaines ». S’agissant d’un fonds privé, calibré au départ aux alentours de 3 M EUR, pour lequel l’interprofession laitière donnera mandat à un gestionnaire (Sofiprotréol), il n’y aura pas de contrôles a priori par la puissance publique des projets à financer. Le président de l’Atla est convaincu qu’il peut, « même si l’industrie laitière a déjà procédé à beaucoup de restructurations, y avoir des choses utiles à financer et sans interférer sur les marchés ». Il ne s’agira pas, avec ce nouvel instrument, de réguler le marché, ni évidemment d’aider une entreprise, qu’elle soit coopérative ou privée, à passer un mauvais cap, mais de faciliter, en accord entre producteurs et transformateurs, des investissements industriels pour préparer l’avenir.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

interprofession
Suivi
Suivre
investissement
Suivi
Suivre

Difficile pour autant de parler d’un « Unigrains du lait » dans la mesure où, rappelle Olivier Picot, « le monde n’est plus exactement le même qu’il y a vingt ans ». Sans doute est-ce une mission nouvelle pour l’interprofession, mais le président des transformateurs de lait ne voit pas vraiment le lien exact avec la réflexion annoncée par le ministère de l’Agriculture : devant les participants à sa convention, Jean-Marie Aurand y a fait allusion, indiquant qu’elle aboutirait à l’envoi d’un mémorandum à Bruxelles sur le droit de la concurrence et le rôle des interprofessions. Mais « ce n’est pas ainsi que peut évoluer le droit européen… Le droit français lui-même a parfois posé plus de problèmes aux accords interprofessionnels », note le dirigeant de l’Atla.