De l’avis de bon nombre d’observateurs et de participants, le Forum mondial de l’eau qui s’est achevé à Istanbul le 22 mars n’a pas débouché sur des positions assez ambitieuses. La France, l’Espagne et plusieurs pays d’Amérique latine et d’Afrique ont tenté, en vain, de faire modifier le texte final afin qu’il stipule que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un « droit » humain fondamental et non pas seulement un « besoin », comme cela a été retenu. Pendant une semaine, plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d’humains en 2050 contre 6,5 milliards aujourd’hui) et du réchauffement climatique. Tous les participants ne partageaient pas, loin s’en faut, la position du ministre turc de l’Environnement, Veysel Eroglu, selon lequel la déclaration finale est « un document important qui servira de repère ». « Je suis déçue, car je pense que c’est un droit très important », a réagi la secrétaire d’État française à l’Écologie, Chantal Jouanno. « Il est choquant de voir que, pour la première cause de mortalité dans le monde, il n’y a pas plus de mobilisation politique », a-t-elle regretté.
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