Les pays membres du G20, qui ont les économies les plus puissantes de la planète, ont trouvé un accord la semaine dernière à Paris sur un plan d’actions pour lutter contre la volatilité des prix agricoles. Cette signature a été obtenue des ministres de l’Agriculture sous la présidence du ministre français, Bruno Le Maire.
Pour le président du « G20 agricole » cette réunion du G20 a évité les « demi-mesures » en créant notamment un « Forum de réaction rapide », constitué de hauts responsables du G20 et destiné à « agir rapidement afin de prévenir ou d’atténuer les crises mondiales des prix alimentaires » : véritable « Conseil de sécurité agricole », il doit en principe éviter que se renouvelle une flambée des prix du blé comme on vient d’en connaître.
La France avait proposé un plan d’actions, fondé sur cinq « piliers » : réinvestir dans l’agriculture mondiale pour « produire plus et mieux », accroître la transparence des marchés, améliorer la coordination internationale pour prévenir et gérer les crises et réguler les marchés de dérivés de matières premières agricoles. Selon la déclaration finale, sur la transparence des stocks agricoles, dont l’Inde et la Chine se méfiaient tant ces informations leur paraissent stratégiques, le G20 va mettre en place un système d’informations sur les marchés, baptisé AMIS. Cette base de données vise « à encourager » les pays à « partager leurs données » et à améliorer les systèmes d’information existants sans toutefois prévoir de mesure coercitive. Au total, 45 engagements ou déclarations d’intentions ont été adoptés afin de tempérer la volatilité des prix agricoles. Toutes les délégations ont salué ce « tour de force » selon les termes du ministre français Bruno Le Maire.
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