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Recherche Le Genoscope d’Evry veut mettre les microbes au service de l’environnement

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Etudier et décrypter les microbes pour en faire des outils au service de la société et de l’environnement en particulier : tel est le nouvel objectif du Genoscope d’Evry, comme l’a présenté Jean Weissenbach, directeur du Genoscope. Des applications qui concernent l’industrie mais certains laboratoires travaillent aussi sur des projets agricoles.

Ce « Centre national de séquençage » va continuer à assumer son rôle qui consiste à publier les descriptions (séquençage) des génomes pour la communauté scientifique. Mais il va ajouter un travail de « génomique microbienne ». L’idée est de mieux connaître les communautés bactériennes contenues dans un environnement donné, afin d’en faire l’inventaire des gènes et des métabolismes. Ces « petites usines » que sont ces microbes pourront ainsi déboucher sur des applications industrielles moins coûteuses en énergie, plus respectueuses de l’environnement.

Ainsi, une première application concerne le projet « Cloaca maxima » qui vise à faire l’inventaire des bactéries et de leurs gènes contenues dans les eaux d’épuration. Un essai d’utilisation d’une bactérie permettant de recycler les eaux usées est ainsi à l’étude. Les nouveaux objectifs du Genoscope ont d’ailleurs été présentés par Jean Weissenbach à l’occasion de la publication dans la revue Nature d’un article décrivant le séquençage du génome d’une bactérie contribuant à régénérer l’azote de l’air.

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Ces applications concernent en grande majorité des objectifs industriels. Cependant, certains laboratoires, dont un en Allemagne, travaillent également sur des objectifs plus agricoles.