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Bovins Le GIE export viande devient un organe de prospection

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Lors d’une réunion qui s’est tenue à St-Rémy (Saône-et-Loire) le 13 octobre, un accord a été passé entre Interbev, la FNB, les pouvoirs publics et Coop de France. Le GIE export devient le GEF (Groupement Export France), un organe de prospection sur les marchés extérieurs pour la filière des bovins vifs, de la viande et de la génétique bovine, plutôt qu’un opérateur commercial.

«Nous espérons signer un accord sur le GEF courant novembre », a déclaré le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire le 13 octobre à St-Rémy. Interbev (interprofession), la FNB (Fédération nationale bovine), Coop de France et la FNICGV (industrie, commerce en gros des viandes) étaient aussi présents. Le GIE export qui a provoqué tant de débats devient le GEF auquel s’est rallié Coop de France, après plusieurs mois de concertation. « Coop de France s’inquiétait de la création d’un organe de substitution des activités économiques du maillon industriel de la viande bovine en France », explique Philippe Mangin, président de Coop de France. Les discussions avec les autres représentants de la filière ont porté leurs fruits : les coopératives se sont ralliées à une formule qui abandonne le rôle d’opérateur à l’exportation.

Bétail, viande et génétique bovine
Selon le ministère de l’Agriculture, l’union des partenaires de la filière bovine française permet d’avoir une vision commune sur la stratégie mondiale à adopter. Le premier objectif du GEF est la mutualisation des moyens d’exploration des marchés. « A l’export, chasser en meute est une stratégie », explique Philippe Mangin. Le deuxième objectif est la veille économique générale sur la filière bovine pour avoir une vision commune sur le marché extérieur. « L’ensemble des acteurs souhaite en finir avec l’éclatement des stratégies à l’export », dit-on au ministère de l’Agriculture. Le troisième objectif vise à utiliser l’appui des pouvoirs publics sur les contraintes techniques et sanitaires. Enfin, les productions incluses dans les activités du GEF restent le bétail, la viande et la génétique bovine.

Prochaine échéance : établir un plan d’action
Bruno Le Maire souhaite réunir de nouveau les partenaires de la filière courant novembre pour signer un accord. Cet accord devra établir les modalités de gouvernance entre les membres du groupement, fixer un cadre juridique stable et proposer un plan d’action. Le ministère de l’Agriculture précise que le GEF est avant tout porté par l’interprofession, mais que les pouvoirs publics soutiendront et participeront à la rationalisation du groupement en mobilisant des structures comme le réseau UbiFrance et FranceAgriMer.

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