Avec un tonnage en aliment du bétail de 937 000 t, Le Gouessant (Lamballe, Côtes d’Armor) résiste dans un contexte difficile. Le groupe coopératif qui doit à la nutrition animale 95 % de son chiffre d’affaires (638 millions € en 2011) a vu ses fabrications se tasser l’année dernière. Mais Le Gouessant est resté bénéficiaire, même avec seulement un demi pour cent de résultat net (3,05 millions €). Une performance dûe aux efforts de diversification vers des marchés de niche et de valeur ajoutée, ces dernières années. Ainsi Le Gouessant a-t-il investi 12 millions € l’an passé, notamment dans ses filiales nutritionnelles (compléments alimentaires pour chiens et chats, etc.). Et il investira encore 9 millions € en 2012. « Nos 4500 adhérents ont accepté que la totalité du résultat soit réintégré dans les fonds propres de l’entreprise », précise Jean-Charles Oisel, directeur général. Dans ses sept usines, la fabrication de l’aliment porc a reculé de près de 10 % à 388 500 t, en raison de la crise qui conduit de plus en plus d’éleveurs à fabriquer leur aliment eux-mêmes. Le nombre de truies présentes en Bretagne a aussi baissé. En volaille, Le Gouessant a mieux résisté, la dynamique en volaille-chair compensant la baisse de l’activité en volaille-ponte dont la plupart des éleveurs ont réduit leur production en 2011, le temps d’effectuer des travaux de mise aux normes. Le Gouessant est producteur de chair en vif (200 élevages) et d’œufs (80 fermes). Ces dernières années, Le Gouessant comptait parmi ses clients réguliers le groupe Doux, en particulier sur le poulet export. Mais, pressentant les difficultés du groupe, Le Gouessant avait ralenti ses livraisons de poulets destinés aux marchés export de Doux en 2011 avant de les stopper définitivement, le 1er mars dernier, soit avant le dépôt de bilan du géant volailler.
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