Le gouvernement a démenti le 12 octobre « avec vigueur » des informations parues dans le quotidien Le Parisien évoquant la mise en place de nouvelles taxes, sur l'aspartame, les boissons énergisantes ou les vins transformés. Le journal évoquait « d’un document confidentiel » faisant état de ces nouvelles taxes, dans le cadre du prochain budget de la Sécurité sociale. Le Premier ministre, ainsi que la ministre des Affaires sociales et la Santé Marisol Touraine et le ministre délégué chargé du Budget Bernard Cazeneuve ont démenti ces informations, tout comme le cabinet du ministre délégué aux industries agroalimentaires. Cette information avait fait réagir immédiatement l’Ania qui indiquait que « s’il venait à être confirmé, ce projet serait alors perçu comme un mélange dʼhypocrisie et dʼincohérence ». Hypocrite, car « le candidat François Hollande sʼétait prononcé, à quelques jours de son élection, contre les taxes comportementales, les qualifiant de punitives et pas une bonne solution ». Incohérent, car à contre-courant des mesures « qui œuvrent pour la compétitivité des entreprises à travers des plans industrie, des contrats de filière, des crédits dʼimpôts ». L’Ania jugerait également cette mesure montrerait peu de considération pour les autorités sanitaires françaises et européennes qui ne voient pas « de dangerosité dans les produits visés par ces taxes ». Le groupe Belvédère, inventeur de la vodka premium et créateur du secteur des BABV (Boissons aromatisées à base de vin), s’est également inquiété d’un tel projet qui « donnerait un sérieux coup de frein à ce marché alors qu’il est en pleine envolée, qu’il fournit un emploi direct ou indirect à des milliers de ménages français, et que les acteurs de la filière sont actuellement en train d’investir pour continuer de développer ce concept à l’export (10% de la production) ».
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