Les ministères de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur ont confirmé leur soutien aux regroupements en cours entre les écoles d’agro de Paris, de l’Ouest et de Montpellier, annoncées en mars. Dans un premier temps, seules Montpellier SupAgro et AgroCampus Ouest devraient fusionner.
Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a confirmé, dans un communiqué conjoint avec sa collègue de l’enseignement supérieur Frédéric Vidal, son « soutien » aux actuels projets de regroupement entre les établissements d’enseignement supérieur agronomiques de Paris, de l’Ouest, et de Montpellier.
Cette prise de position fait suite à l’annonce, en mars dernier, des directeurs des écoles AgroParisTech, Montpellier SupAgro, et Agrocampus Ouest, de leur regroupement au sein « dans un établissement unique ». Cette annonce faisait elle-même suite à la réception d’une lettre de mission du gouvernement leur demandant de se réunir pour « créer un ensemble de 1er rang mondial sur les questions d’agriculture, d’alimentation et de sciences du vivant ».
Montpellier SupAgro et AgroCampus Ouest dès 2020
Didier Guillaume et Frédérique Vidal, souhaitent, dans un premier temps, lancer un rapprochement entre Montpellier SupAgro et AgroCampus Ouest, au sein d’un « établissement leader sur les questions d’agriculture, alimentation et environnement », pour 2020. Les directeurs des deux écoles se sont réjouis de cette prise de position, en rappelant le « besoin de créer un acteur à la hauteur des enjeux ».
Selon eux, cet établissement devrait rassembler « une masse critique de 3 500 étudiants, dont 400 doctorants et 2 000 ingénieurs, avec un budget de près de 100 M€ ». Il devrait par ailleurs compter « plus de 900 personnels dont 210 enseignants-chercheurs, avec 36 Unités mixtes de recherche (UMR) partenariales, notamment avec l’Inra-Irstea et le Cirad, mais aussi le CNRS ».
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Les deux ministres ont par ailleurs assuré, dans un second temps, leur soutien aux projets de regroupement des campus de l’école AgroParisTech, sur le futur campus de l’Université Paris-Saclay. L’objectif est, sur ce point, d’aboutir à un « établissement leader dans les sciences et industries du vivant et de l’environnement ».
À terme, la création d’un établissement unique
Ces deux ensembles « complémentaires » ont vocation « à structurer l’enseignement agronomique en France », précisent les deux ministres. À terme, le projet d’instituer un « établissement unique » pour réunir les trois écoles (AgroPariTech, Montpellier SupAgro et AgroCampus Ouest) est toujours à l’ordre du jour, mais le calendrier de cette union n’est pas précisé par le gouvernement.
« Nous laissons pour le moment les écoles actuelles travailler sur les modalités de ce rapprochement », indique-t-on ainsi au cabinet du ministre de l’agriculture. Frédéric Vidal et Didier Guillaume recevront, début 2019, les directeurs des établissements concernés « pour suivre l’avancée de ces rapprochements ».
À terme, un établissement unique, mais pas encore de calendrier