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Le gouvernement prépare une stratégie décennale pour la biodiversité

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« Une stratégie décennale pour la biodiversité est en cours d’élaboration », a indiqué la secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba à Agra Presse lors d’un déplacement au Muséum d’histoire naturelle le 15 janvier. L’architecture de cette politique pour la période 2021-2030 sera, promet-elle, dévoilée à l’occasion du congrès de l’IUCN à Marseille en septembre, avant d’être validée à la fin de l’année en fonction des avancées des rendez-vous internationaux.

« La stratégie Aires protégées est la première brique » de cette future politique, indique la secrétaire d’État. À l’occasion d’un déplacement dans les Yvelines quelques jours plus tard, Bérangère Abba a détaillé la mise en œuvre de ce plan entre 2021 et 2023, qui comprendra entre autres la création ou l’extension de vingt réserves naturelles et nationales et la création de deux parcs naturels régionaux. Des mesures soutenues par 60 M€ du plan de relance, et 10 M€ supplémentaires accordés par la loi de finances 2021.

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Durant les quatre prochains mois, la secrétaire d’État prévoit donc de se déplacer dans toute la France pour construire les autres « briques » de cette stratégie « qui partira des territoires ». « Nous allons nous attacher à réduire les principales pressions sur la biodiversité », promet la secrétaire d’État à Agra Presse, évoquant des plans par milieu ou par espèce.

Ces politiques comporteront « des objectifs chiffrés », souligne Bérangère Abba. « L’objectivation par la donnée doit nous permettre de revenir à des politiques raisonnables et atteignables », insiste la secrétaire d’État. Le 15 janvier, les co-directeurs de l’UMS Patrinat (unité de recherche du MNHN) ont rappelé de leur côté à la secrétaire d’État l’avancée de la connaissance : si l’évolution des populations d’oiseaux et de la flore française sont désormais bien établies, « nous ne sommes pas capables de quantifier l’évolution des pollinisateurs », ont regretté les chercheurs.