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Le gouvernement tente de calmer les craintes d’une augmentation de la CSG

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Le gouvernement a affirmé le 4 octobre suivre « plusieurs pistes » en faveur de la compétitivité, tentant de dissiper les craintes d’une augmentation massive de la CSG, donc des impôts, pour financer une baisse du coût du travail de l’ordre de 40 milliards. « Il y a plusieurs pistes qui sont à l’étude actuellement, il y a des pistes qui portent sur d’autres impôts, des impôts qui s’appliquent à certains secteurs, il y a la fiscalité écologique », a déclaré la ministre déléguée à l’Economie numérique, Fleur Pellerin. « Aucune décision n’est prise pour le moment », a assuré Matignon ajoutant que le coût du travail n’était pas le seul angle d’attaque. « On rentre dans le débat du financement de la protection sociale, sur les modalités de ce financement, avant de s’interroger sur le coût », a regretté de son côté le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac. La veille, Le Monde assurait que l’hypothèse privilégiée par l’Elysée était une baisse d’une quarantaine de milliards d’euros des cotisations patronales, financée par une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Le tout étalé sur la durée du quinquennat. Concrètement, les économistes estiment qu’une hausse d’un point de la CSG rapporte quelque 11 milliards d’euros à l’Etat chaque année. À titre de comparaison, le gouvernement prévoit d’augmenter les impôts de 20 milliards dans son budget 2013, un effort déjà jugé « historique ». L’entourage du chef de l’État a enfin confirmé travailler sur un « agenda de compétitivité sur au moins trois ans » avec des baisses graduelles des cotisations. L’Elysée a refusé de fournir des chiffres sur le montant total envisagé mais sans nier que la CSG puisse être un des principaux impôts mis à contribution.

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