L’industriel a enregistré des résultats « prometteurs » sur ses alternatives végétales en 2021 et mise sur ce créneau. Une nouvelle ligne de production sera lancée prochainement sur son site jurassien.
« Accélérer vers le végétal est un pan essentiel pour décarboner nos modèles alimentaires », déclare le groupe Bel qui souhaite s’affirmer comme « un acteur majeur » de l’alimentation saine, en lien avec son engagement « For all. For good ». Sa stratégie, à terme, est d’atteindre un équilibre dans son portefeuille d’activités : « 50 % laitier – 50 % fruit et végétal ». À l’occasion de la présentation des résultats, la maison mère des marques Boursin, Babybel et La Vache qui rit a souligné, dans un communiqué, les « résultats prometteurs » enregistré sur ses alternatives végétales. Lancée en 2021 dans 17 pays, la marque 100 % végétale du groupe, Nurishh, confirme son succès. La gamme de produits végétaux du groupe est complétée par les dérivés de ses marques phares comme le Babybel végane, commercialisé aux États-Unis et en Angleterre. Et le Boursin végétal, déjà commercialisé en Belgique, aux États-Unis et au Canada, arrivera dans les supermarchés français au printemps. « Nous pensons aussi que les alternatives végétales doivent être accessibles à tous : d’où notre engagement de proposer des offres végétales dans toutes nos marques cœur », souligne Bel.
Une nouvelle production dans le Jura
Le géant du lait lancera prochainement une nouvelle ligne de production d’alternative végétale au fromage à base d’amande dans son usine historique de Lons-le-Saunier (Jura). Sans souhaiter en dévoiler plus sur la recette, le groupe confirme à Agra Presse un investissement de 2 M€ dans le projet sur une enveloppe globale de 10 M€ répartie dans divers investissements entre 2020 et 2022, dont 2 M€ pour la performance énergétique du site et 2,50 M€ dans la recette de La Vache qui rit Originale. « C’est une nouvelle ligne complémentaire, qui s’ajoute aux lignes de production existantes pour La Vache qui rit originale », explique le groupe qui assure qu’il n’y aura pas de baisse de volumes sur la transformation laitière. Le site transforme 6 000 t de Vache qui rit, 4 000 t d’Apéricube et 10 000 t de Kiri goûter. L’industriel produit actuellement des produits végétaux sur deux autres sites français : à Croisy-sur-Eure (Eure) pour son Boursin végétal et le tartinable de la marque Nurishh, et à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour le reste de la gamme Nurishh.
En 2021, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 3,37 milliards d’euros, en baisse de 2,2% en publié, en raison essentiellement de la sortie du périmètre de Leerdammer, qui a été transféré à Lactalis en échange de la participation de 23,16% de ce dernier dans le capital de Bel. A noter que la croissance organique, c’est-à-dire hors effets de change et de périmètre, ressort à 2,3 %. Le résultat opérationnel s’élève à 223 millions d’euros (-15,3 %) « du fait de fortes pressions inflationnistes, avec une hausse des prix des matières premières et des emballages, ainsi que des surcoûts liés notamment à des tensions sur le marché de l’emploi essentiellement aux États-Unis », explique le groupe dans son communiqué du 17 mars. Et le résultat opérationnel augmente de 157,2% à 629 millions d’euros, après prise en compte essentiellement de « la plus-value de 466 millions d’euros enregistrée lors de la cession d’un périmètre comprenant la marque Leerdammer à Lactalis », est-il encore indiqué.