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Volaille Le groupe Doux cherche à renflouer sa dette

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Doux a fait part d’émissions d’obligation pour un montant de 400 millions d’euros mais du fait de la volatilité des cours, le groupe a retiré sa proposition. La santé financière de l’entreprise est fragile au point qu’elle n’est plus évaluée.

Le groupe Doux a annoncé le lancement d’une émission d’obligations senior de 400 millions d’euros le 4 novembre avant de reporter sa proposition 8 jours plus tard. Selon un communiqué de presse du 4 novembre, « les produits de l’émission obligataire serviront au refinancement de la dette existante du groupe Doux ». Le 12 novembre, le communiqué de presse du groupe souligne que « suite à une volatilité des marchés trop importante, le groupe Doux […] a pris la décision ce jour de retirer son offre d’émission d’obligations senior. Cette décision est exclusivement liée aux conditions de marché, les fondamentaux du groupe n’étant nullement remis en cause. Dès que la volatilité du marché obligataire sera revenue à un niveau acceptable et que les conditions seront à nouveau favorables, le groupe Doux se représentera avec une taille d’opération adéquate en rapport avec les capacités financières du marché afin de poursuivre le développement de ses activités à l’export comme sur ses marchés domestiques, et de renforcer sa rentabilité. »

Arrêt de l’évaluation de la santé financière du groupe

Le groupe Doux est le premier producteur européen et fait partie des cinq leaders mondiaux à l’exportation de volaille et de produits élaborés. Il prévoit « d’atteindre un chiffre d’affaires de 1,4 Md € au cours de l’exercice 2010, soit une progression de +7,5 % par rapport à 2009 À la suite de l'annonce du retrait de l'émission d'obligation, l'agence de notation financière Fitch Ratings a annoncé le jour même, dans un communiqué de presse, qu’elle n’évaluerait plus la santé financière de l’entreprise. Les notes attribuées récemment étaient déjà très faibles. Le groupe est handicapé par une dette à court terme trop importante, selon Fitch Ratings. Avec la récente hausse des coûts de production liée à la flambée des céréales, Doux est en cours de négociation avec la grande distribution pour une revalorisation des prix de vente. Faute d’accord, il risque à terme de réduire son activité en volaille fraîche.