Le groupe Moulin des Moines forme un ensemble diversifié d’entreprises qu’Edouard Meckert, son p.-d.g., veut installer durablement dans l’univers des produits santé et/ou bien-être.
Dans les années soixante-dix, le bio a fait le succès du Moulin des Moines, fabricant de pâtes, de biscuits, de galettes soufflées ou extrudées. La recette doit aujourd’hui partiellement permettre la croissance des entreprises moribondes rachetées au fil des ans par Edouard Meckert « pour les redresser et créer des emplois ». Au nombre de cinq depuis 2001, ces entreprises pèsent aujourd’hui 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et cent salariés. A proprement parler, le « groupe » Moulin des moines n’en est pas un sur le plan juridique. Le seul point commun à ces sociétés indépendantes est d’avoir à leur tête le même homme- orchestre. Edouard Meckert, 62 ans, ne cache pas qu’il s’efforce de faire jouer les « intérêts croisés » en termes de savoir-faire et d’approvisionnement en matières premières entre ces différentes unités.
investissements
La stratégie de base développée par les cinq entreprises consiste à se placer chacune à son niveau sur des marchés de niche souvent proches des produits santé ou bien-être. Le Moulin des Moines commercialise depuis peu des soupes, des flans, des pâtes hyperprotéinées destinées aux personnes suivant un régime minceur. La Chocolaterie du Château produit désormais du chocolat bio, kasher et sans sucre. Alsace-Biscuit (ex-Geropa, spécialiste des premiers prix) se replace progressivement sur les aliments diététiques. Les bretzels Boehli élargissent leur gamme aux soufflettes au fromage en mettant en œuvre un nouveau process qui autorise l’utilisation de fromage pur au lieu d’arômes. Les sources Celtic se lancent dans l’eau sous pression conditionnée en brumisateur, ainsi que dans l’eau aromatisée et le conditionnement de laits aux amandes, au riz et aux noisettes.
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Ces développements s’accompagnent presque à chaque fois d’investissements lourds. La nouvelle unité de production de 2 500 mètres carrés de Boehli est opérationnelle depuis 2002. Un investissement de 2 millions d’euros est prévu pour offrir une nouvelle usine de 3 500 mètres carrés à Alsace-Biscuit. Celtic dépensera pour sa part 1,2 million d’euros pour construire un hall de stockage de 2 000 mètres carrés. Enfin, la Chocolaterie du Château a un projet de nouvel atelier de 1 000 mètres carrés d’un coût de 1 million d’euros.