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Boulangerie/Investissement Le groupe Pasquier augmente ses capacités de production de biscottes

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Le groupe angevin Brioche Pasquier , spécialisé dans la fabrication industrielle de viennoiserie et de pâtisserie, a investi 40 millions d’euros dans une usine de fabrication de biscottes située à Brissac-Quincé dans le Maine-et-Loire qui vient d’entrer en production. Ce nouveau site a pour vocation de remplacer les usines obsolètes et de développer son activité biscottes.

L’entreprise Pasquier a inauguré le 6 novembre sa nouvelle usine située à Brissac-Quincé avec ses 25 000 m 2 de bâtiments. « La première ligne produira une tonne de biscottes à l’heure, soit 2000 biscottes à la minute », a précisé Anthony Thuaud, directeur industriel de l’activité Biscottes du groupe pour qui cet événement marque le début d’une nouvelle aventure. Implanté sur un terrain de 86 000 m 2, le site sera équipé dans un premier temps de deux lignes de fabrication et de cuisson. La deuxième ligne de production entrera en fonction fin janvier et produira 1,5 tonne de biscottes à l’heure sachant qu’une biscotte nécessite 16 heures de fabrication qui impliquent toutes les phases de pétrissage de la pâte, de façonnage, d’étuvage, de cuisson et de ressuage. Les quatre lignes de production de l’usine seront effectives d’ici à 5 ans.

Une implantation réussie

« Nous avons reçu un excellent accueil de la ville de Brissac et de la Communauté de communes Loire Aubance », affirme Pascal Pasquier, directeur général du groupe Pasquier, lequel avait deux exigences, pouvoir installer son usine à la campagne et obtenir une alimentation en gaz naturel pour cuire les biscottes. Deux points qui, s’ils ne sont pas du goût de tout le monde, notamment pour ce qui concerne l’intégration de l’imposant bâtiment dans le site, contribueraient au développement de la région sud d’Angers, par la distribution du gaz naturel, la moins coûteuse des énergies fossiles actuelles, dans tous les villages alentour et la création d’emplois directs. « Cette nouvelle usine a pour vocation de remplacer les sites obsolètes », ajoute Pascal Pasquier. En effet, les usines Pasquier des Ponts-de-Cé dans le Maine-et-Loire, d’Amboise dans l’Indre-et-Loire, et de Saint-Herblain en Loire-Atlantique vont cesser leur production. Côté personnel, c’est tout d’abord celui des Ponts-de-Cé qui migrera vers Brissac, ainsi que le personnel volontaire des autres sites. Des recrutements complémentaires et progressifs seront opérés sur place, dès lors que l’usine aura atteint sa vitesse de croisière. A terme, deux sites réservés à la biscotte seront maintenus en Europe, celui de Brissac et celui d’Irun en Espagne. Les autres sites, et notamment ceux de Fontenay-le-Comte (Vendée) et d’Andrezieux-Bouthéon (Loire) garderont leur spécialisation en croûtons et petits pains grillés. Le groupe Pasquier a été fondé en 1974. Jusqu’en 1999, l’entreprise s’est développée en créant 5 unités de production au point de devenir le leader de la viennoiserie industrielle. En 2001, le groupe Brioche Pasquier, qui veut diversifier l’affaire et lui donner une dimension européenne, a racheté Productos Recondo, installé à Irun dans le Pays-Basque espagnol. En 2005, Pasquier s’est porté acquéreur de Sopafi (biscottes l’Angevine) à Angers et de Picard à Châteauroux, puis en 2006, de la société Albatros à Fontenay-le-Comte, fabricant de croûtons et de toasts.

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L’entreprise choletaise emploie actuellement 3 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros.