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Sucre Le groupe Tereos réaffirme sa position de leader sur tous les marchés du sucre

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Parachevant sa restructuration, le groupe Tereos, désormais en état de marche, a revu ses gammes de produits destinées au grand public et aux industriels. Il a investi 2,5 à 3 millions d’euros dans leur relookage et la promotion.

Le groupe Tereos, né du rapprochement d’Union SDA et Béghin-Say, finalise actuellement sa restructuration. Après avoir fermé la sucrerie de Villeroy au printemps 2003, puis, en septembre de la même année, le siège administratif de Béghin-Say à Neuilly pour s’installer à Lille, le groupe soumet actuellement aux partenaires sociaux une réorganisation de l’usine historique de Béghin-Say, à Thumeries. Selon ce projet, l’activité de conditionnement du site devrait être redistribuée entre les autres unités, tandis que le site conserverait le stockage de sucre, une plateforme logistique et des services administratifs. Parmi les 250 salariés, une centaine demeurerait sur place, les autres personnes se voyant proposer un reclassement interne.

Par ailleurs, Tereos a revu la structuration de son organisation commerciale. Le groupe s’appuie désormais sur un service clients unique, Commerciale Tereos, et s’est doté de deux filiales en Espagne et en Allemagne pour « être plus proche de ses clients », indique-t-il. A l’approche du Sial, le groupe a souhaité réaffirmer son leadership sur tous les marchés du sucre, et le positionnement de sa marque Béghin-Say comme marque de référence.

Une concurrence plus vive

Après la rétrocession d’une partie de l’activité du groupe Béghin-Say à Saint Louis Sucre et Cristal Union, l’ensemble des cartes a été rebattu tant au niveau des positions industrielles que commerciales. Sur le seul marché des sucres de grande consommation, qui pèse 375 000 tonnes, le groupe se prévaut d’une part proche de 31 % en volume et 34 % en valeur avec ses marques Béghin-Say, C’est la vie (tournée davantage vers le maxidiscompte), la Perruche, Blonvilliers ou encore Gelsuc.

Particulièrement active sur dans les spécialités (27 % du marché en valeur), la marque Béghin-Say détient 43 % des ventes en volume et en valeur de ce segment. Alors que le marché du sucre fait l’objet d’une concurrence plus vive, Tereos entend réaffirmer le statut de sa marque phare. A cet effet, il a fait évoluer son logo en l’enrichissant de nouvelles valeurs (proximité, dynamisme…), explique-t-il. Il a renforcé la communication packaging, et créé une charte graphique de communication pour l’ensemble des segments avec une signature Tereos. Enfin, il a élargi la gamme de trois références de petits morceaux, notamment des Petits cubes de 4 grammes, adaptés aux cafés espresso, et conditionnés en boîtes de 500 grammes.

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De même, la gamme destinée à l’industrie a fait l’objet d’une évolution graphique importante, avec l’adoption des nouvelles couleurs de Béghin-Say et la signature Tereos. Les emballages communiqueront aussi davantage d’informations sur le produit. L’ensemble de ces opérations de relookage et de promotion sur les gammes représente un coût de 2,5 à 3 millions d’euros, indique-t-on.

Le premier producteur français de sucre Le groupe Tereos : issu du rapprochement d’Union SDA et Béghin-Say, premier producteur français de sucre avec 1,3 million de tonnes de sucre de betterave en métropole et 100 000 tonnes de sucre de canne à la Réunion en 2003-2004. S’ajoutent à cela 300 000 tonnes de glucose. Le groupe est également bien implanté au Brésil (800 000 tonnes) et en République tchèque où il détient 37 % du marché du sucre en GMS et à l’industrie (190 000 tonnes). Il fabrique par ailleurs 5 millions d’hectolitres d’alcools, et transforme 1,6 million de tonnes de céréales. Chiffre d’affaires : 1,7 milliard d’euros avec 9 500 associés-coopérateurs et 9 000 salariés permanents et saisonniers. Sites industriels : au nombre de 24.