La coopérative des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques souhaite développer la production d'animaux finis dans le Sud-Ouest.
Le groupe Euralis et la Coopérative des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques (CELPA) ont signé le 22 janvier à Arthez de Béarn leur rapprochement sous forme d'union. Avant une fusion à court terme, d'ici un an. CELPA, important groupement de producteur de bovins pourra étendre son aire d'influence jusqu'ici limitée aux Pyrénées-Atlantiques ainsi qu'aux franges des départements limitrophes… Pour la coopérative bovine, l'enjeu est de maintenir et tenter de développer une filière naisseur-engraisseur pour honorer, notamment, un contrat important et historique avec l'enseigne Henri Boucher présente dans le nord de la France (5 000 jeunes bovins finis par an). Au total, la production des 600 adhérents actifs de Celpa atteint 20 000 animaux par an. 50 % d'animaux finis (3 000 gros bovins dont une bonne partie en Label rouge bœuf blond d'Aquitaine, plus des génisses précoces) le reste en maigres broutards mâles et femelles pour les marchés d'export. « Notre rapprochement avec Euralis nous permettra de développer l'engraissement pour satisfaire nos marchés, en nous appuyant sur un système naisseur-engraisseur. L'élevage est fait de cycles et nous sommes depuis plusieurs années dans le creux de la vague en termes de production », précise le directeur de la coop, Christophe Grandeur. Le bon revenu tiré des céréales ces dernières années et l'évolution structurelle de l'élevage rendent complexe le maintien des volumes dans le Sud-Ouest et attisent la concurrence entre structures. Celpa, 23 M€ de chiffre d'affaires, et Euralis étaient déjà associés dans une société commune, Blondis, propriétaire d'une entreprise de cheville, Vignasse et Donney.
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