L’Association des paysans producteurs de gwell (APPG), un lait fermenté breton, n’a pas obtenu le lancement de l’instruction de la demande de reconnaissance en AOP le 18 novembre par l’Inao. Le comité national en charge des AOP laitières, agroalimentaires et forestières de l’Inao a souhaité « missionner quelques membres de l’instance afin de rencontrer les demandeurs et expertiser quelques sujets essentiels tels que le choix du signe, l’analyse du lien à l’origine et la durabilité économique de la démarche », selon un porte-parole de l’Inao interrogé par Agra Presse.
Selon lui, des questions se posent sur « la pérennité du financement du groupement demandeur au regard des faibles volumes concernés et du faible nombre d’opérateurs impliqués à ce stade », soit onze producteurs. Autre interrogation : « Le lien entre le produit et son origine géographique eu égard à la taille de l’aire géographique proposée », la Région Bretagne et le nord de la Loire-Atlantique, et les « pratiques de fabrication définies dans le cahier des charges », dont l’obligation de réaliser plusieurs produits avec le même ferment. Cédric Briand, coprésident de l’APPG, se dit « confiant » dans l’avancée de son dossier. « Nous avons toutes les réponses aux interrogations de la mission que nous allons accueillir », souligne-t-il, n’envisageant pas de changement dans le projet de cahier des charges. Le lait fermenté gwell sous AOP serait la première AOP 100 % bio et fermière, et la première AOP laitière à voir le jour en Bretagne. Un rapport doit être rendu avant la fin du premier semestre 2026 afin de se prononcer sur le lancement de l’instruction de la demande de reconnaissance en AOP.
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CB