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Son avis était très attendu et ne manque pas de susciter la polémique entre les tenants et les adversaires des OGM. Le 17 janvier, le Haut conseil des biotechnologies (HBC) a jugé que « la coexistence de cultures de plantes conventionnelles avec celles génétiquement modifiées (OGM) est possible à condition d’instaurer distance de sécurité et rotation des cultures ». Son Comité scientifique (CS) met cependant certaines conditions. Pour lui, « pour respecter le seuil de 0,9 %, les mesures techniques proposées peuvent ne pas être très différentes des conditions de production actuelles ». En revanche, les mesures de coexistence sont plus contraignantes pour le seuil de 0,1 %, comme notamment l’obligation de respecter des distances entre les types de cultures. Le CS propose ainsi une concertation entre les parties prenantes sur le terrain pour « optimiser l’organisation territoriale des productions, entre cultures OGM et non OGM ». L’avis du HBC inclut, par ailleurs, des recommandations du Comité économique, éthique et social (CEES). Avant tout, insiste Christine Noiville, présidente du CEES, il faut assurer le libre-choix au producteur et au consommateur de produire ou consommer des plantes OGM et pas.
L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), présidée par le professeur Marc Fellous, partage les conclusions du Comité scientifique du HCB sur la possible coexistence et demande au gouvernement d’abandonner ce seuil de 0,1 %, pour revenir à la norme européenne de moins de 0,9 % de présence fortuite d’OGM pour définir un produit sans OGM. La Confédération paysanne a publié un communiqué cosigné avec des organisations environnementales et des apiculteurs (Unaf), estimant que cet avis du HCB « ne fournit pas de réponses aux questions préalables à la réalisation d’une coexistence durable ». Le gouvernement devrait prendre, dans les prochains mois, des arrêtés sur la coexistence, à la lumière de cet avis.
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