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Viande bovine Le Japon ouvre en partie son marché

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Le Japon devait autoriser officiellement le 1er février l’importation de viande bovine française, néerlandaise, américaine et canadienne issue d’animaux de moins de 30 mois (1). Un embargo frappait la viande européenne depuis la crise de l’ESB en 2001, tandis que les ventes des États-Unis et du Canada, interrompues en 2003 pour les mêmes raisons, avaient pu reprendre respectivement en décembre 2005 et juillet 2006, mais seulement pour la viande issue d’animaux de moins de 20 mois.

L’assouplissement des restrictions décidé par Tokyo pourrait se traduire par des exportations canadiennes de viande de 140 à 150 millions de dollars, contre 75 millions par an actuellement, selon l’Association nationale des éleveurs bovins.
Ottawa réclame néanmoins l’ouverture complète du marché nippon.
Pour sa part, le représentant américain au commerce , Ron Kirk, a parlé d’une « étape historique », et souligné que les États-Unis « vont pouvoir augmenter leurs exportations (...) vers le plus grand marché du bœuf en Asie ».

Bruxelles « doit insister sur les barrières non tarifaires », selon la France

« Chaque fois qu’un pays aussi emblématique que le Japon ouvre ses portes, c’est une victoire », a commenté de son côté le ministre français délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot. Et ce, alors que la majorité des « grands pays » maintiennent à ce jour leur embargo, notamment les grands producteurs de viande comme le Canada, les États-Unis, l’Argentine, le Brésil, mais aussi l’Australie, l’Afrique du Sud ou, en Asie, la Corée du Sud et la Chine.
« C’est surtout l’illustration d’une méthode » qui consiste à « lever les barrières non tarifaires en même temps qu’on commence à discuter sur les barrières douanières, et c’est ce que l’Europe ne faisait pas assez avant », a estimé la ministre française du commerce extérieur, Nicole Bricq. « Le négociateur, qui est la Commission européenne, doit insister sur les barrières non tarifaires », a-t-elle ajouté.
Un communiqué de la ministre française et de ses collègues chargés de l’agriculture et de l’agroalimentaire souligne que « la décision japonaise, qui était attendue de longue date, est une reconnaissance des garanties offertes par les dispositifs de sécurité sanitaire français et européen ».
« Plus récemment, la levée de cet embargo avait fait l’objet de négociations intenses en amont du Conseil des ministres du commerce extérieur le 29 novembre 2012, en vue d’accorder l’aval de la France au lancement des négociations d’un accord de partenariat économique », précise le communiqué.

(1) Voir n° 3383 du 28/01/13

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