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FranceAgriMer Le maïs devient l’élément directeur des céréales dans le monde

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L’élément clef du bilan céréalier mondial serait le maïs, selon FranceAgriMer, qui tenait sa réunion mensuelle d’information sur les marchés céréaliers, suite au conseil spécialisé, à Paris le 13 avril. Avec un prix du maïs qui a dépassé son record précédent de juin 2008 en touchant les 330$/t sur le marché de Chicago le 11 avril, contre 319$/t précédemment, la culture est en train de devenir l’élément directeur des marchés céréaliers mondiaux et des emblavements aux Etats-Unis.

«Des incertitudes persistent sur les niveaux réels des stocks chinois en maïs, et des rumeurs circulent sur de possibles achats de maïs de la part de la Chine sur le marché mondial », a indiqué Michel Ferret, chef de service marchés et études filières chez FranceAgriMer, lors sa réunion mensuelle faisant suite au conseil spécialisé des céréales, le 13 avril à Paris. Selon lui, « les acheteurs chinois avancent pas à pas dans leurs achats de maïs pour le moment, mais pourraient presser le pas en procédant à des achats massifs dans le futur ». D’ailleurs, Michel Ferret a signalé qu’une délégation chinoise se serait rendue en Argentine avec pour objectif d’établir un protocole pour lever les barrières sanitaires liées aux OGM. L’Argentine espère d’ailleurs concrétiser une vente de 2Mt de maïs en direction de la Chine durant le premier semestre 2011, selon FranceAgriMer. De plus, quelques expéditions de maïs américains vers des destinations inconnues pourraient avoir amerri en Chine, d’après Michel Ferret.

Les cours du maïs guident les marchés céréaliers

« Les cours du maïs ont dépassé ceux du blé, en dépassant leur record de juin 2008 », a indiqué Michel Ferret, qui souligne que le fait est inhabituel et inconnu depuis 2008. Ainsi, le 11 avril les cours du maïs ont affiché des niveaux sans précédent à 330$/t sur le marché de Chicago. « Le blé, qui est désormais moins cher que le maïs, devrait se substituer au maïs dans les rations animales », a expliqué Michel Ferret. Selon lui, ceci s’explique par un niveau de stocks mondiaux particulièrement bas en maïs à 165,69Mt au 1er mars selon les estimations de l’USDA. De plus un alourdissement des utilisations du maïs dans la production d’éthanol aux Etats-Unis, à 127Mt en 2010, fait aussi craindre une baisse des disponibilités pour les autres usages. Cependant, la sole de maïs américaine a été estimée au 31 mars dernier par l’USDA en hausse de 4,5% par rapport à l’année dernière à 37,3Mha pour 2011. Ce serait la deuxième plus forte superficie enregistrée en maïs depuis 1944 aux Etats-Unis, après le record de 2007. Du côté français, FranceAgriMer a indiqué dans sa note de conjoncture que le ministère de l’Agriculture attendait une récolte de maïs de 20,8Mt en France en 2011, dont environ 12Mt pourraient être exportées. Le marché mondial du maïs devrait rester sous tension jusqu’à la fin de campagne, ce qui incite de nouveaux opérateurs à relever leurs prévisions d’exportations, telle l’Inde qui a relevé ses exportations en 2011 à 3Mt, contre 1,9Mt en 2010.

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