Les mois de septembre et d’octobre se sont révélés très secs. Les réserves utiles, qui permettent aux plantes d’assurer leur alimentation en eau, ne sont pas très importantes. Les nappes souterraines semblent en meilleure posture pour l’instant.
Il a plu tout l’été, certes, mais l’automne se révèle sec. Selon la dernière note du Scees (service central des enquêtes et études statistiques) publiée le 6 novembre, les pluies du mois d’octobre affichent une très forte baisse. « Les précipitations enregistrées entre le 1 er et le 20 octobre sont globalement inférieures aux normales de plus de 60 %, avec des régions particulièrement touchées comme l’Alsace et le sud-est de la France qui s’approchent même du 0 mm », expliquent les auteurs. Le mois d’octobre n’a fait qu’accentuer le déficit entamé en septembre. Hormis en Haute-Normandie, dans le centre de la France et dans le Pays basque, les réserves utiles sont fragilisées. Dans le sud-est de l’Hexagone, à la pointe Bretagne, en Charente-Maritime, dans le Bordelais, autour de Dax et dans le centre-est de la Champagne, Agreste estime même qu’elles sont « très largement déficitaires ».
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Davantage d’eau en profondeur
Fin septembre, la situation était meilleure en profondeur. Dans sa dernière note d’information, le BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières) annonçait une « recharge des nappes tout à fait exceptionnelle », due aux précipitations du mois d’août. Les nappes de la plaine d’Alsace, de Lorraine, de Franche-Comté, de Bretagne, des Pays-de-la-Loire et certaines nappes du nord de la région Rhône-Alpes montaient même à des niveaux très supérieurs à la normale. Impossible de savoir pour autant quelle sera la hauteur des nappes au printemps.