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Economie Le marché du bio atteint 5,5 milliards d'euros en 2015

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Le marché du bio atteint 5,5 milliards d'euros en 2015. Production et consommation progressent en 2015, a-t-on appris en conférence de rentrée de l'Agence bio à Paris, le 16 septembre.

« Après avoir augmenté de 10% en 2014 par rapport à 2013 pour atteindre 5 milliards d'euros, le marché (bio, ndlr) continue sa progression (...) et devrait avoir gagné 500 millions d'euros à la fin de l'année pour atteindre 5,5 milliards d'euros », a déclaré Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, à Paris, le 16 septembre. Les ventes de bio ont progressé dans tous les circuits de distribution. Elles sont plus fortes dans les magasins spécialisés (+15% depuis janvier 2015) que dans les grandes surfaces alimentaires (+7,4% depuis janvier 2015). Néanmoins, les supermarchés représentent 30% du marché bio.

Le Gers, en tête des conversions

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Parallèlement à une hausse des ventes, la production s'est aussi accélérée. En 2015, 28 621 fermes françaises sont en bio ou en conversion, soit une hausse de 6% par rapport à 2014. Cela correspond à une surface de 1,25 million d'hectares, soit 4,6% de la surface agricole utile nationale. « La surface bio a progressé de 10% par rapport à 2014 », précise E. Mercier. Cet engouement est hétérogène selon les territoires et selon les filières. « Le Gers enregistre la plus grande progression en termes de conversion. Le département se place en deuxième position derrière la Drôme en nombre de producteurs bio », explique E. Mercier. Ce n'est pas un hasard selon les analyses de l'Agence bio. Les grandes cultures bio et l'élevage allaitant bio ont attiré le plus de nouveaux producteurs en 2015, respectivement +22% et +10% (voir graphique). Or Midi-Pyrénées, et notamment, le Gers sont des terres d'élevage et de grandes cultures. « L'engagement de nouvelles exploitations est spécialement marqué en Midi-Pyrénées qui a gagné 200 nouveaux producteurs ayant pour activité principale les grandes cultures bio en six mois », insiste E. Mercier. Outre Midi-Pyrénées, les régions Centre, Aquitaine, Poitou-Charentes et Bourgogne enregistrent des engagements conséquents. En revanche, l'engouement est beaucoup plus modéré dans le nord de la France (voir encadré). « Dans le Sud, il y a un grand mouvement. Dans le Nord, il y a beaucoup à faire », résume la directrice de l'Agence bio.

Plus de deux tiers de la production bio dans cinq régions en 2016

«Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, toutes deux au podium des surfaces conduites en bio et du nombre de producteurs bio, donneront naissance à une région comptant plus d'un hectare bio sur cinq et plus d'un producteur bio sur cinq du territoire national », a présenté Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, à Paris, le 16 septembre. Cette nouvelle région a déjà une SAU totale deux fois plus élevée que la moyenne nationale, avec notamment une forte dynamique de conversion entre 2013 et 2014. En termes de surfaces, la deuxième nouvelle région bio de France sera l'Auvergne-Rhône-Alpes avec 145 992 hectares. Elle reste loin derrière Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées qui réunira 245 662 hectares en bio. L'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes se place en troisième avec 139 956 hectares. À l'autre bout du classement, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie regroupera seulement 17 886 hectares en bio, le Centre Val-de-Loire 42 135 ha et la Normandie 58 037 ha.