Longtemps abonné aux marchés structurellement en baisse, le secteur du lapin montre des signes encourageants. La consommation a cessé de diminuer et les producteurs retrouvent de l’optimisme. L’assemblée générale du Clipp (interprofession cunicole) a témoigné de la volonté de relancer cette activité.
La viande est maigre mais les prix ne sont pas gras. Et les tensions entre producteurs et entreprises sont monnaie courante. Pourtant, le marché du lapin donne bon nombre de signes encourageants : les achats des ménages ont progressé de 3 % en 2005 et semblent rester stables en 2006, en dépit d’un contexte peu favorable aux produits carnés. C’est ce qu’a constaté l’assemblée générale du Clipp, l’interprofession cunicole, le 20 juin à Paris. Ce n’est pas un hasard si plus de la moitié des éleveurs de lapins affirment vouloir encourager les jeunes à s’installer dans cette production. Une bonne partie d’entre eux (25 % y sont spécialisés à 100 %) trouvent une rentabilité positive à produire du lapin en dépit d’une forte hausse des coûts d’investissements. Depuis les années quatre-vingt-dix, le coût global d’une cage pour mère lapine est passé de 300/350 euros à cent euros de plus, selon le témoignage de producteurs.
Étude sur les qualités nutritionnelles
Les représentants des quelque 5 000 élevages de lapins (qui produisent 78 000 tonnes de viande) ont cependant la volonté de prendre leur redéveloppement en main. Une étude sur les qualités nutritionnelles de la viande de lapin est en cours. L’objectif est de s’appuyer sur des données suffisamment sûres pour les mettre en avant auprès des consommateurs. La viande est réputée maigre et riche en oméga 3. L’étude distingue plusieurs lots selon le type d’alimentation ce qui pourrait donner lieu à des orientations intéressantes pour développer les qualités nutritionnelles.
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D’autre part, une analyse sur la présence et la mise en avant du lapin en linéaire, dans les grandes surfaces, est également en cours. L’objectif est de mettre au point les meilleures stratégies de promotion des produits auprès des consommateurs. Depuis plusieurs années, une campagne publicitaire est déjà en œuvre, avec des spots TV autour du slogan : « Le lapin est exquis, pensez-y ». En effet, alors que cette viande a plutôt une bonne réputation auprès des acheteurs, elle n’est pas suffisamment présente dans leur esprit lors de leurs emplettes. Plusieurs enquêtes l’ont démontré. Du coup, le secteur perd des acheteurs occasionnels sans réussir à mieux fidéliser ceux qu’il ne perd pas. C’est justement le pari à relever pour le secteur cunicole.