Les fabricants se sont félicités lors de la journée Grand Froid des progrès accomplis dans le secteur des surgelés et des glaces. En 2006, le chiffre d’affaires des surgelés a progressé de 3,8 % à 7,5 milliards d’euros pour un marché annuel de 2,129 millions de tonnes, en hausse de 2,5 %. Si les GMS restent le principal lieu d’achat de produits surgelés représentant 46,5 % en valeur des ventes totales du marché, les circuits spécialisés semblent être le moteur de la croissance des surgelés avec une progression de 10 % en deux ans. Malgré cet optimisme affiché, les surgelés et les glaces manquent d’exposition en linéaires, les assortiments ayant de nouveau diminué en 2006, notamment sur l’offre de glace et de pâtisseries. Ainsi, fabricants et syndicats ont mené des actions pour donner de la visibilité aux produits surgelés, aussi bien en GMS qu’auprès du grand public. Le SFIG (Syndicat des fabricants industriels de glaces), notamment, lance une campagne collective à destination des jeunes, le syndicat des surgelés réfléchissant également à l’opportunité d’une telle opération à moyen terme.
En 10 ans, les surgelés ont augmenté leurs ventes de 54 % pour atteindre un chiffre d’affaires, en 2006, de 7,5 milliards d’euros, en progression de 3,8 %, pour une production de 2,129 millions de tonnes, en hausse de 2,5 %. Les surgelés restent l’un des plus important marché alimentaire et poursuivent leur développement. « Des résultats qui ne doivent rien au hasard. Innovation, offre renouvelée, complète et segmentée, distribution dynamique et consommateurs satisfaits au rendez-vous expliquent les raisons de ce succès », commente Frédéric Jaubert, actuel président du Syndicat national des fabricants des produits surgelés (SNFPS). Du côté des glaces, même optimisme puisque le marché a repris le chemin de la croissance après deux années difficiles avec un chiffre d’affaires en augmentation de 1,2 % à 1,706 milliard d’euros, pour une production de 372,3 millions de litres, en progression de 2,4 %.
Les innovations et le renouvellement des gammes ont stimulé le marché des surgelés et des glaces. « 12 % des produits surgelés et 10,5 % des glaces n’existaient pas il y a deux ans », selon les chiffres de TNS Worldpanel. Les industriels ont également davantage investi en publicité, leur budget ayant augmenté de 6,7 % à 39,887 millions d’euros.
En outre, toutes les familles de produits ont progressé, notamment les poissons et les viandes brutes, dont le poids dans les ventes totales de surgelés ont augmenté respectivement de 5 et 7 points. La progression du surgelé est notamment frappante sur les plats cuisinés et les pizzas où le frais recule par rapport au surgelé, selon l’enquête de TNS Worldpanel. Les plats cuisinés surgelés ont représenté, en 2006, 43,6 % du marché total, soit trois points de plus que l’année précédente. Il en va de même avec les pizzas surgelées qui ont enregistré quatre points supplémentaires au détriment du frais, atteignant ainsi 47,1% du marché total. Du côté des glaces, ce sont les barres et snacks, bâtonnets adultes et cônes qui ont su tirer leur épingle du jeu avec une croissance respective de 19 %, de 14 % et de 8 %.
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Les circuits spécialisés tirent la croissance
Alors que le poids du Hard Discount diminue, les circuits spécialisés restent les acteurs dynamiques de la croissance des surgelés. Si leurs ventes n’ont représenté, en 2006, que 16,8 % du chiffre d’affaires total du marché, ils ont progressé de 10 % grâce notamment à des clients qui ont dépensé plus et plus souvent. Le marché a également vu se développer la livraison à domicile qui a augmenté de 9 % en deux ans. Les GMS ont représenté, en 2006, 46,5 % du marché total des surgelés, en léger recul par rapport à 2005. Néanmoins, les produits surgelés manquent toujours de visibilité notamment à cause de la diminution des assortiments et d’un mauvais agencement du linéaire. En 2006, le nombre moyen de références en hyper et supermarchés s’est élevé à 527 contre 535 en 2004.
Rendre le rayon plus attractif
Même si l’optimisme reste de rigueur au vu des résultats de ce secteur, le rayon Grand froid doit se confronter à la problématique de l’attrait du rayon et de la rupture de la chaîne du froid. La mobilisation de la filière l’année dernière a donné lieu à la création d’un nouveau meuble frigorifique, baptisé K2. Il se veut un élément de réponse aux principales problématiques du rayon grâce à « une meilleure prise en compte de l’environnement et de l’agencement du rayon, une optimisation de la circulation et un emplacement valorisé dans le magasin, avec des produits et des informations plus accessibles aux consommateurs ». « Une réalisation dont se félicitent les professionnels qui avaient lancé, en 2005, le concours de design Froid Devant !, afin, précisément de renouveler le mobilier du rayon surgelés et de faire évoluer positivement et concrètement ce linéaire. Plusieurs points de vente l’ont déjà adopté et ce mouvement devrait se développer en 2007 », précise Frédéric Jaubert.