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Le marché israélien toujours porteur pour les broutards légers

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En mars, l’Institut de l’élevage évoquait déjà Israël « comme un débouché majeur des animaux français dans les mois à venir ». La prévision se confirme.

Le marché israélien est toujours porteur pour les broutards légers (330-350 kg vif), a estimé un opérateur de la filière le 3 mai. « Trois bateaux sont partis à la fin de la semaine dernière, ce qui représente près de 5 200 têtes », selon lui. Un prochain bateau est en cours de préparation pour fin mai/début juin, soit 2 500 têtes et plusieurs bateaux étaient déjà partis en mars. Les engraisseurs israéliens cherchent principalement des animaux mâles de moins d’un an, mais ils acceptent aussi les femelles. En ce moment, ce type d’animaux est plutôt rare, ce qui entraîne alors leur prix à la hausse, selon Jean-Marc Chaumet, chef de projet conjoncture viande bovine à l’Institut de l’élevage. Sur les marchés, le prix flirte avec les 2,80 €/kg vif en fonction de la catégorie et du marché. Israël, selon les deux sources, est plutôt demandeuse de bovins de race charolaise ou croisés charolais. Difficile d’en connaître vraiment la raison pour l’heure. Les engraisseurs israéliens ont déjà régulièrement importé de France des broutards de race limousine ou salers ainsi que des croisés, mais moins des bovins charolais.

De la viande pour deux types de marché en Israël

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D’après l’exportateur, « la viande de qualité part vers le marché casher, ce qui assure un certain prix. Dans les autres circuits, la viande est moins bien vendue ». Les acheteurs israéliens acceptent aussi des animaux de plus d’un an mais après la réalisation de test de maladies vénériennes dont le coût de 50 €/ bovin reste élevé, selon l’exportateur. À noter que les bovins importés ne sont pas destinés à la reproduction, d’où une interrogation sur la raison de ces tests. En 2016, Israël avait importé plus de 100 000 broutards, selon l’Idele. Du côté des broutards plus lourds (400 kg vif et plus), l’Algérie a fermé ses frontières à la suite de cas de fièvre aphteuse. Le nombre d’animaux présents sur le marché français reste donc plus important que prévu. Les engraisseurs italiens cherchent à faire baisser les prix sachant que le jeune bovin se vend mal en ce moment en Italie, selon Jean-Marc Chaumet. Israël reste donc un marché à suivre, surtout depuis la fermeture de ses frontières aux broutards roumains en mars, alors majoritaires sur le marché.