Abonné

Produits laitiers Le marché laitier européen toujours menacé, selon Bruxelles

- - 3 min

« Déséquilibre et fragilité de la filière laitière européenne qui existent toujours, amélioration nette des conditions économiques, volatilité des marchés qui reste toujours un risque potentiel à ne pas négliger, hausse des livraisons des autres grands pays fournisseurs » : telles sont les grandes tendances qui ressortent du rapport trimestriel sur la situation dans le secteur laitier que la Commission européenne a présenté le 13 décembre aux ministres de l’agriculture de l’UE (1).

On constate, en cette fin année, que l’amélioration de la situation du marché laitier a été durable, a indiqué Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture. Selon le rapport de la Commission, les prix payés aux producteurs se sont accrus, avec une moyenne communautaire passant de moins de 25 cents/kg mi-2009 à 32,5 cents/kg au troisième trimestre 2010. Hormis en 2007, année exceptionnelle, ce niveau n’a jamais été atteint depuis 2003. Le rapport fait cependant état d’une légère tendance à la baisse des prix dans l’UE et souligne la nécessite de surveiller certaines évolutions sur le marché mondial. La production laitière est en effet en constante augmentation chez les autres grands pays fournisseurs. En 2010, les livraisons seraient en hausse de 1,8 % aux Etats-Unis et de 1 à 3 % en Nouvelle-Zélande et en Australie.
Dans l’Union, la production n’a cessé d’augmenter depuis le printemps. De janvier à septembre, les livraisons dans l’UE -27 ont été supérieures de 0,8 % à celles de l’an dernier à la même époque, bien que selon les estimations actuelles, les quotas 2010-11 seraient en sous-réalisation de 6 %. Ce lait supplémentaire est principalement utilisé pour des produits à valeur ajoutée (lait de consommation, yaourts, fromages) tandis que la production de poudre et de beurre est en baisse. La production de produits laitiers frais devrait augmenter d’environ 8 % de 2009 à 2020 et la production de fromages devrait croître d’environ 10 %. Selon la Commission, malgré l’hypothèse d’un raffermissement progressif de l’euro, l’UE conserverait une part constante dans les exportations de fromages supérieure à 30 %. Actuellement, ce sont les Etats-Unis qui affichent les prix les plus compétitifs pour le beurre, le lait en poudre et le cheddar. Les fluctuations du dollar américain ces dernières semaines ont ralenti la compétitivité des exportations communautaires qui avaient été particulièrement performantes au premier semestre, est-il précisé dans le rapport.

(1) Voir même numéro

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre