Après sept ans de négociations, le marché mexicain devrait enfin s’ouvrir aux pommes françaises, à la suite d’une réunion fructueuse au Mexique entre le ministre mexicain de l’Agriculture et Laurent Saint-Martin, ministre français délégué chargé du Commerce extérieur. « Le protocole est techniquement prêt, il n’a pas encore été signé mais c’est tout comme », explique à Agra Presse le président d’Interfel Daniel Sauvaitre, qui était sur place. Il ne reste selon lui plus que des formalités administratives, avant une annonce officielle côté mexicain après le 2 avril pour ne pas aggraver les tensions entre le Mexique et les États-Unis (Donald Trump avait suspendu l’essentiel des droits de douane annoncés contre le Mexique jusqu’au 2 avril). D’après une source diplomatique, « la signature n’a pu avoir lieu uniquement pour des raisons techniques » et « le ministère de l’Agriculture mexicain a confirmé qu’elle pourrait se faire à partir du 2 avril ».
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« La première fois que la France a candidaté pour exporter au Mexique, c’était en 1999 », se souvient Daniel Sauvaitre. « C’est un immense marché : le pays importe 250 000 tonnes par an, presque exclusivement des États-Unis. » L’objectif est d’entrer sur le marché mexicain dès cet automne. « Nous avons déjà passé le message auprès de nos entreprises candidates à l’exportation », précise-t-il. Il félicite le travail de longue haleine des équipes d’Interfel et de l’administration française, tout en rappelant que « le grand bouleversement dans le monde en ce moment amène des recherches d’alliance et de coopération ». « J’ai ressenti un intérêt très fort de nos deux pays et c’était un vrai bonheur d’entendre parler de pomme de façon si franche », décrit-il. De son côté, le directeur de l’ANPP (Association nationale pommes poires) Pierre Venteau a lui aussi exprimé sa satisfaction dans un contexte où les producteurs français ont « plus que jamais l’ambition d’exporter ».