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Ligne haute tension Le « mastodonte » RTE perd un procès, mais la ligne électrique se fera

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Pour Réseau transport électricité (RTE), filiale d’EDF, le projet de construction d’une ligne très haute tension sur la parcelle d’un agriculteur se fera. Pourtant, le 13 septembre, la filiale a été condamnée à cesser les travaux chez cet exploitant.

«Je suis le petit paysan du fond de la campagne qui a gagné contre le mastodonte Réseau transport électricité (RTE) », confie Yves Larsonneur, agriculteur dans le Chefresne. Le 13 septembre, RTE, filiale d’EDF, a été condamné par le tribunal de Coutances dans la Manche à cesser les travaux de construction d’une ligne très haute tension (THT). Le juge des référés de Coutances a estimé que l’entreprise était entrée illégalement chez Yves Larsonneur pour y construire deux pylônes. Pour Dominique Maillard, président de RTE interviewé sur LCI le jour de cette décision judiciaire, « il y a effectivement en référé une décision de justice à laquelle nous nous conformerons comme entreprise publique ». Plus précisément, les travaux reprendront à condition d’obtenir du préfet les « autorisations voulues ». Pour la suite, Dominique Maillard l’affirme : « Nous ferons la ligne en conformité avec les lois et règlement de la République, comme toujours ». C’est donc une mince victoire que celle d’Yves Larsonneur qui, entretemps, a décidé de mettre en vente son exploitation. « Je suis à sept ans de la retraite et cette affaire ne fait qu’avancer mon départ », explique Yves Larsonneur. Son exploitation est en vente depuis trois semaines. Pour le moment, il n’y a pas de repreneur. L’éleveur espère montrer à RTE que cela est dû à la présence de lignes THT sur son exploitation. RTE, de son côté, tient à rappeler que le projet de cette ligne THT de 163 kilomètres est lié au projet d’EPR de Flamanville. « 5% des 1 343 propriétaires concernés par la THT ont refusé de signer une convention amiable avec l’entreprise », ajoute-t-on chez RTE. Les propriétaires concernés par le projet sont indemnisés à hauteur de 2 000 euros par pylône tous les neuf ans et de 50 centimes d’euros par mètre de lignes électriques tous les trois ans.

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