Le président uruguayen, Tabaré Vazquez, a vanté, le 22 février, l’ampleur de l’offre d’accès au marché du Mercosur (1) dans le cadre des pourparlers de libre-échange avec l’UE, assurant qu’elle couvrait plus de 93 % de sa production et pointant du doigt les réticences des Européens en matière agricole (2).
« Nous attendons que l’UE décide, a-t-il dit. Maintenant, c’est l’UE qui a des problèmes (avec cette négociation), surtout en raison de certains aspects liés au protectionnisme agricole. Il peut y avoir la France (parmi les réticents) mais aussi d’autres pays car ce sont des producteurs de produits agroalimentaires et ils voient (le futur accord) comme de la concurrence ».
Invitée à commenter les propos du président uruguayen, la Commission de Bruxelles a seulement assuré que « l’UE (restait) engagée en faveur d’un accord ambitieux et équilibré et à faire avancer les négociations à travers un échange des offres » et « (œuvrait) en interne à cette fin ».
Le 27 novembre dernier, le Conseil de l’UE avait donné des orientations à la Commission pour la marche à suivre en vue d’un échange des offres sur l’accès au marché.
« La recherche d’un accord commercial équilibré et ambitieux entre l’UE et le Mercosur est importante », s’est contenté de déclarer, dans un entretien publié le 24 février par le quotidien argentin Clarin, le président français François Hollande, qui s’est rendu du 23 au 25 février au Pérou, en Argentine et en Uruguay.
(1) Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, le Venezuela n’étant pas impliqué dans les négociations de libre-échange avec l’UE
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(2) Voir n° 3523 du 07/12/15
(3) Voir même numéro
Le sommet européen veut « faire avancer les négociations »
Dans le cadre des négociations des 18 et 19 février sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE (3), le sommet européen a adopté entre autres une « déclaration » insistant sur « la nécessité de conclure avec les pays tiers des accords bilatéraux de commerce et d’investissement qui soient ambitieux, dans un esprit de réciprocité et de bénéfice mutuel ».
Les chefs d’État et de gouvernement jugent qu’« il faut s’employer à faire avancer les négociations avec les États-Unis, le Japon et les principaux partenaires en Amérique latine, notamment le Mercosur, ainsi que dans la région Asie-Pacifique ».