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Négociations commerciales Le Mercosur fait le premier pas

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Dernière ligne droite dans les négociations entre le Mercosur et l’Union européenne pour parvenir à la création d’une zone de libre échange. Après la mise sur la table des négociations d’une nouvelle offre par le Mercosur, un document de l’Union européenne était attendu le 29 septembre.

Les quatre pays latino-américains regroupés au sein du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) avec lesquels l’Union européenne négocie un accord de libre-échange ont mis officiellement sur la table une offre étoffée, le 24 septembre. Celle-ci constitue sans doute l’une des dernières avancées avant un éventuel accord, dont la date butoir est fixée au 31 octobre. Le 29 septembre, après avoir mené des consultations tous azimuts avec les Etats membres et ses experts, la Commission de Bruxelles devait présenter en retour une offre améliorée aux pays du Mercosur. Cette proposition devait être « proportionnée au niveau d’ambition (…) constaté » par Bruxelles dans l’offre du Mercosur, a expliqué la porte-parole du commissaire européen pour le Commerce, Pascal Lamy.

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« Potentiel exportateur

Du côté du Mercosur, l’offre de produits a été élargie « pour incorporer la libéralisation de plus de 90 % des importations en provenance de l’Union européenne, avec une accélération du rythme de cette libéralisation, surtout dans les secteurs agricoles et agroindustriels », soulignent les autorités latino-américaines. En contrepartie, elles espèrent que « l’offre de l’Union européenne répondra aussi aux intérêts prioritaires du bloc sud-américain », avec notamment, l’établissement de « quotas pour les produits agricoles ». Le Mercosur attend de ce point de vue un « accès effectif au marché européen de manière immédiate et dans une perspective d’augmentation », sans que l’Europe impose des « limites au potentiel exportateur » de la zone.