Une expérimentation de micro-dosage d’engrais a donné des résultats exceptionnels en Afrique subsaharienne, (Mali, Niger et Burkina-Faso). Elle a été conduite avec 25 000 agriculteurs sur plusieurs années. Elle a permis non seulement de doper le rendement de leurs cultures de sorgho et de millet de 44 à 120 % mais aussi leurs revenus de 50 à 130 %, précise un rapport de l’Institut international sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) publié jeudi aux Etats-Unis. Le succès de cette technique couplée à une approche prenant en compte les caractéristiques du sol, des variétés de céréales ainsi que l’irrégularité des pluies, a le potentiel « d’éliminer la famine dans ces zones arides du continent africain », estime Ramadjita Tabo de l’ICRISAT, un des responsables de ce projet. Selon cet agronome, seulement six grammes d’engrais par plant suffisent. Les agriculteurs découvrent aussi que le fait de creuser de petits trous dans un sol sec et de les remplir de fumier avant le début des pluies permet de mieux retenir l’eau. Quand il commence à pleuvoir, une micro-dose d’engrais et un plant sont déposés dans ces mêmes trous déjà humides, ce qui favorise le développement rapide des racines qui pourront ainsi mieux garder l’eau, explique M. Tabo. La technique permet d’éviter un appauvrissement rapide des sols qui, en général, conduit à déforester des parcelles voisines pour retrouver des sols plus fertiles.
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