Détectée sur des oiseaux migrateurs sauvages dans certains pays de l’Union européenne, la grippe aviaire n’a pour l’instant pas encore touché les volailles d’élevage. Pour empêcher toute contagion, une zone de « protection » de 3 km est mise en place autour de l’endroit où une bête contaminée a été retrouvée. Les volailles présentes doivent y être confinées et leur transport est interdit. Un contrôle renforcé de toutes les exploitations avicoles est également mis en place dans un rayon de 10 km. Les marchés d’animaux vivants, et leur chasse, y sont interdits.
Les 15 et 16 février, les experts vétérinaires de l’Union européenne étudiaient les mesures d’abattage à prendre au cas où l’épizootie atteindrait les volailles commerciales. Il s’agirait de détruire la totalité des volailles et œufs de l’exploitation où une volaille aurait été contaminée. Si des signes de la maladie apparaissaient dans des exploitations voisines, qui devront être étroitement surveillées par les vétérinaires, la destruction y serait également décidée.
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Dans l’Hexagone, le ministère de l’Agriculture a élargi le confinement des volailles à la totalité du territoire, suite à un avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), qui vient d’estimer que la France présentait « un risque aggravé de contamination » des animaux et a recommandé « la claustration » des volailles lorsqu’elle est « possible ».
En 2005, les 30 600 élevages professionnels de France ont produit au total un peu plus de 900 millions de volailles, dont seulement 17 % élevées en plein air.