Le 22 avril, le ministère de l’Agriculture a lancé la première réunion du comité national d’orientation et de suivi du plan. Elle pose le cadre de la gouvernance du plan Ecophyto 2018, dont les 105 mesures vont être mises en place progressivement sur le terrain.
Pérenniser le plan Ecophyto 2018 pour qu’il ne tombe pas dans les oubliettes du prochain ministère : voilà l’un des messages qu’a voulu faire passer le 22 avril Michel Barnier en présidant la première réunion du comité national d’orientation et de suivi du plan Ecophyto 2018. Celui-ci se veut pluriel, puisqu’il regroupe les professionnels de l’agriculture, du conseil, de la distribution et de l’industrie des phytos. Les agences d’évaluation, les instituts techniques, les associations de protection du consommateur et de l’environnement ainsi que l’administration y sont également représentés. La réunion du 22 avril, qui sera suivie d’un autre rendez-vous du comité national fin 2009, a permis de faire le point sur l’avancement des mesures présentées le 10 septembre rue de Varennes. Mais elle a surtout été l’occasion pour l’administration d’exposer le système de gouvernance du plan. Au niveau national, le comité d’orientation et de suivi sera appuyé par un secrétariat. La direction générale de l’alimentation en assurera la permanence.
Regain d’activités pour les Grap
Ce comité national sera décliné en comités régionaux. Ils seront présidés par le préfet de région qui pourra déléguer cette responsabilité à la Draf (direction de l’agriculture) ou à la Dreal (direction de l’environnement). Ces structures auront sous leur autorité des groupes techniques, comme les comités régionaux d’épidémio-surveillance ou les Grap (groupes régionaux d’action sur les produits phytosanitaires). Constituées parfois depuis plusieurs années comme en Poitou-Charentes, ces structures devraient connaître un regain d’activité. Par ailleurs, un pilote sera désigné pour chacun des huit axes du plan, ainsi que pour chacune des 105 actions qu’il contient.
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Pour financer le plan Ecophyto 2018, le ministère devrait débloquer de l’argent grâce à l’augmentation de la taxe sur les pollutions diffuses collectée par l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques). Mais pour l’instant, les arbitrages ne sont toujours pas rendus.