A l’occasion de la première session annuelle des chambres d’agriculture, le 25 mars à Paris, Michel Barnier a rappelé la nécessité de trouver des mesures pour aider les zones intermédiaires. Il n’exclut pas la mise en place d’une aide rotationnelle.
«J’ai bien conscience de la situation compliquée, difficile, des exploitations spécialisées en céréales des zones intermédiaires qui ont des niveaux de revenus et d’aides plus faibles que dans les zones à fort potentiel », a souligné Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, le 25 mars, à l’occasion de la première session annuelle des chambres d’agriculture, à Paris. De l’avis général, ce sont ces zones qui pourraient pâtir le plus des mesures annoncées le 23 février. Comme les autres, elles vont subir un prélèvement de quelque 14 % de leurs aides encore couplées tout en ne bénéficiant que d’une faible contrepartie. Sauf que, désavantage supplémentaire, leurs rendements moyens sont plus faibles qu’en Picardie ou en Champagne-Ardennes. D’où les inquiétudes. « Plusieurs voies sont sur la table, y compris celle d’une mesure rotationnelle », a indiqué le ministre, précisant que le débat était « ouvert ».
Des mesures d’accompagnement bientôt annoncées
Les chambres d’agriculture ont pour leur part confirmé le 25 mars après délibération qu’elles voulaient « davantage de solidarité au sein des filières élevage et grandes cultures, dans les zones intermédiaires d’une part et pour les petites exploitations d’autre part ». Une position approuvée à raison de 48 voix, 17 élus s’étant prononcés contre. Elles ont également déploré « le manque de progressivité qui aurait donné aux exploitations plus de marges de manœuvre pour s’adapter ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le ministre de l’Agriculture a précisé qu’ « au terme de nouvelles négociations », seront annoncées des mesures d’accompagnement du bilan de santé de la Pac. Vraisemblablement, le Premier ministre François Fillon devrait en donner les grands axes lors du discours qu’il fera lors du congrès de la FNSEA, le 2 avril à Poitiers.