Le parlement danois a adopté le 26 mai dernier une loi sur la coexistence imposant des conditions très strictes aux producteurs d’OGM. Ceux-ci devront notamment présenter un certificat attestant qu’ils ont suivi une formation adaptée avant toute mise en culture, informer leurs voisins de leurs intentions (les producteurs d’OGM seront enregistrés et figureront sur un registre public) et verser une taxe de 100 couronnes (13,44 euros) par hectare de culture transgénique à un fond de compensation destiné à dédommager les agriculteurs dont les récoltes viendraient à être contaminées. Toutefois, les victimes devront supporter la charge de la preuve, c’est-à-dire prouver qu’ils ne sont pas responsables de la contamination pour recevoir une indemnisation.
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Le fonds sera géré par le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture, qui aura la possibilité de poursuivre les contrevenants aux règles de coexistence. Celles-ci prévoient notamment des distances de séparation censées permettre le respect du seuil d’étiquetage de 0,9 % prévu par la législation européenne (soit 200 mètres entre maïs OGM et maïs conventionnel, 150 m pour le colza et 0 m pour le blé), le stockage séparé des récoltes transgéniques et le nettoyage du matériel, des véhicules et des entrepôts.