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Lors du congrès de la Fédération nationale bovine (FNB), les 2 et 3 février, la contractualisation a été au cœur des conversations. Un groupe de travail était d’ailleurs organisé sur le sujet entre les éleveurs, Dominique Langlois, président d’Interbev, Jean-Marc Vincent président d’Unébio, et Bruno Colin, président du pôle bovin chez Coop de France Bétail et Viande. Dominique Langlois évoque les 4 objectifs liés à cette contractualisation : la définition d’indicateur(s) de prix de revient, l’établissement d’un contrat à clauses communes et non d’un contrat type, la prévision d’étapes pour obtenir 100% des volumes contractualisés à terme et l’obtention d’un contrat à tous les maillons de la filière. Il ne cache pas que la difficulté dans cette contractualisation réside dans la règle d’unanimité de l’interprofession, au point que « si l’on veut que l’interprofession avance, il faut penser à un autre mode de fonctionnement. » « L’unanimité ne permettra pas d’aller vite », souligne-t-il. En tant que président de l’interprofession, la décision de Dominique Langlois est donc « d’avancer sur les dossiers, que tout le monde soit là ou pas ».
Le témoignage de Jean-Marc Vincent montre que les contrats établis au sein d’Unébio restent avant tout « une histoire d’homme ». Pour Bruno Colin, « la contractualisation, on en est quasi convaincus, mais cela ne pourra être résolu qu’avec une gestion de l’offre. » Xavier Beulin, président de la FNSEA, s’empare aussi du sujet dans son discours et déclare : « La contractualisation n’est pas une fin en soi mais un outil. Saisissons-le ! […] C’est un très bon moyen de sécuriser nos relations et d’obtenir plus de transparence. J’aspire à ce que la contractualisation aille jusqu’au distributeur […] Si nous réussissons le premier acte, c’est-à-dire entre l’éleveur et le premier metteur en marché, nous irons jusqu’au bout, à la distribution. » D’après lui, « pour réussir ce contrat, on a besoin de plus de solidarité. Cinq centrales… pour 95% des produits alimentaires, pour 10 000 entreprises de transformation et 35 000 à 45 000 entreprises agricoles. Ce n’est pas une maladie de la taille, mais à un moment l’organisation des producteurs reste un sujet très important ». Quant à Bruno Le Maire, il renouvellera son souhait « d’une solidarité entre céréaliers et éleveurs en faveur de l’élevage par la mise en place de contrat. »
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