Abonné

CNMCCA Le mouvement mutualiste explore les défis de la mondialisation

- - 3 min

Les organisations mutualistes de l’agriculture avaient choisi, pour leur congrès des 5 et 6 mai, d’explorer les multiples défis liés à la mondialisation des échanges. Défis démographique, alimentaire, énergétique, monétaire, social, auquel pourrait être ajouté le défi environnemental… autant de réalités qui conditionnent très directement les réalités agricoles d’aujourd’hui. Une réflexion nourrie à la lumière des témoignages de personnalités connues pour leurs analyses de la société moderne. L’Europe si stable qu’ont connue ses citoyens les a-t-elle préparés à l’instabilité de demain ?

Le congrès de la CNMCCA (Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles) n’a pas voulu faillir à sa tâche habituelle lors de son congrès des 5 et 6 mai : apporter un éclairage de long terme sur la situation et les perspectives de l’agriculture. Avec un rapport moral sur l’Europe face aux défis mondiaux, elle avait de quoi nourrir la réflexion de ses congressistes concernant l’agriculture. C’est le défi démographique, d’abord, avec une forte croissance en Afrique noire et une mutation considérable de la pyramide des âges dans les pays occidentaux ; le défi alimentaire y est lié avec une demande alimentaire en hausse considérable (notamment en Méditerranée du sud) et une très forte volatilité des prix.

Espace marchand plus que politique

A cela s’ajoutent le défi énergétiques (trouver de nouvelles sources à l’heure de la remise en cause du nucléaire), le défi monétaire avec une instabilité toujours plus grande, le défi social avec une variété de normes à travers le monde et même au sein de l’Europe qui induisent des distorsions de concurrence. Dans ce contexte, si la construction européenne un atout indéniable, celle-ci a évolué, donnant une part prédominante à l’espace marchand et de libre circulation plutôt qu’à l’intégration politique.
De fait, explique le rapport d’orientation, les Européens, et les agriculteurs en particulier, se situent dans une zone aux dynamismes régionaux indéniables, aux infrastructures performantes, avec une attractivité financière, une stabilité politique et une compétitivité de l’agriculture et des industries agroalimentaires que personne ne nie.

Stabilité, instabilité

Tout cela est durable ou fragile ? La table ronde du 6 avril, réunissant les dirigeants des grandes organisations syndicales et intitulée « L’agriculture face à l’instabilité des marchés mondiaux » montrait bien le risque de déstabilisation d’aujourd’hui.
Au fond, l’espace de stabilité qu’a assuré l’Europe à ses citoyens et tout particulièrement à ses agriculteurs, les a-t-il bien préparés à l’instabilité économique qui pointe à l’horizon ?
Toutes les personnalités invitées allaient sans doute peu ou prou aborder cette problématique, depuis le philosophe André Comte-Sponville, l’économiste Christian Saint-Etienne jusqu’à Denis Muzet, directeur de l’Institut Mediascopie ou encore Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques, Eric Denecé (Centre français de recherche sur le renseignement) et Ralph Ichter, venus apporter leur analyse sur ces différents défis à relever.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.