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Le mystère de la disparition des chevaux suédois ?

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« La Commission ne dispose d’aucune information suggérant que le commerce illicite des chevaux en provenance de Suède soit lié à la récente affaire de la viande chevaline en Europe. Toutefois, les enquêtes sont en cours dans tous les États membres, avec la participation d’Europol ». C’est la réponse qu’a apportée le commissaire Tonio Borg à une eurodéputée suédoise qui lui a fait part de la disparition des listes de contrôle nationales de quelque 100.000 chevaux suédois depuis l’année 2000 (plus de 8000 par an) . Une information, précise-t-elle, qui se base sur « des enquêtes menées par l’association de l’industrie équine nationale suédoise ». L’eurodéputée explique qu’alors que les statistiques tablent sur le décès de près de 22 000 chevaux par an, en moyenne seulement 14 000 décès ont été enregistrés. Explications possibles avancées par certains chercheurs suédois : les chevaux auraient vécu plus d’années que planifié, leurs propriétaires n’auraient pas pris la peine de signaler leurs décès, et last but not least, les canassons auraient fini par être abattus en dehors de la Suède, où leur valeur commerciale est nettement plus élevée... Cette dernière hypothèse a encouragé la députée suédoise à risquer une forte suspicion : « La viande provenant des animaux en question n’a-t-elle pas en fin de compte été vendue à des entreprises alimentaires qui l’auraient intégrée frauduleusement dans leurs produits de boucherie ?». Dans sa réponse le commissaire Borg a tout de même indiqué que « la qualité de l’élevage du cheval et des sports en Suède augmentent la probabilité que les chevaux soient transportés vers d’autres États membres dans les conditions de police sanitaire applicables aux chevaux enregistrés. En outre, la Suède permet aux chevaux de course et de compétition de voyager sans certification sanitaire au Danemark, en Finlande et en Norvège conformément à une directive européenne de 2009 ». La législation de l’UE ne prévoit pas que ces mouvements soient enregistrés dans le système TRACES de l’UE (base de données et de gestion des mouvements d’animaux et de produits d’origine animale tant en provenance de l’extérieur de l’UE que sur son territoire) et que peut-être certains de ces chevaux auraient fini par mourir ou par être abattus hors de Suède. D’où la nécessité d’adopter la mesure préconisée par la Commission sur les « passeports pour les chevaux ».

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