« L’agriculture reste à l’écart » de l’amélioration conjoncturelle de la situation économique des entreprises françaises, note le bilan 2016 des défaillances et sauvegardes d’entreprises en France diffusé le 31 janvier par le groupe Altarès, spécialisé en traitement de données.
Alors que le nombre de défaillances d’entreprises (redressements et liquidations directes), tous secteurs confondus, a baissé de 8,3 % en 2016 comparé à 2015, dans l’agriculture, ces défaillances ont augmenté de « 4 % globalement, et de 8 % sur les seules activités de l’élevage, dont +30 % sur l’activité vaches laitières et +83 % sur l’élevage de porcins ».
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C’est la Bretagne qui connaît la plus forte hausse de procédures judiciaires dues à des faillites : +76,5 % du nombre d’exploitations en défaillance, et même +122,2 % de défaillances dans l’élevage. Dans ce secteur, le nombre d’ouvertures de procédures judiciaires atteint le cap des 100 (contre 45 en 2015) pour la première fois depuis 10 ans. Depuis 2008 et jusqu’à 2013, on comptait entre 45 et 60 procédures judiciaires par an dans la région. Un pic avait été atteint en 2014, avec 75 procédures. Suivent les Pays de la Loire (+22,4 % dans l’agriculture, +31,6 % dans l’élevage) et l’Auvergne Rhône-Alpes (+21,5 %, +31 % dans l’élevage).
La région Bourgogne est celle qui s’en tire le mieux : le nombre de procédures dans le secteur agricole a reculé de 37,6 % (58 procédures au total). L’année 2016 semble même avoir été meilleure que 2015 dans le secteur de l’élevage où le nombre de faillites a baissé de 36,2 %.