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Développement Le nouveau directeur général promet une « nouvelle ère » pour la FAO

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Le Brésilien José Graziano da Silva, élu le 26 juin au poste de directeur général de la FAO, a annoncé le lendemain « une nouvelle ère » pour l’agence de l’Onu, promettant d’en finir avec la malnutrition et de collaborer avec les pays du Nord pour éviter tout blocage.

Lors de sa première conférence de presse, l’ex-ministre de la sécurité alimentaire du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), qui l’avait emporté par 92 voix contre 88 face à l’Espagnol Miguel Angel Moratinos, a reconnu que « l’élection avait été difficile, quasiment un match nul », les pays s’étant largement divisés entre ceux du Nord et ceux du Sud.
Les quatre autres candidats en lice – venant d’Autriche, d’Indonésie, d’Iran et d’Irak – s’étaient retirés à l’issue d’un premier tour.

Arriver à un consensus

« Nous voulons initier une nouvelle ère dans l’organisation », a dit le premier Latino-Américain élu à la tête de la FAO, après 17 ans de règne du Sénégalais Jacques Diouf. M. Graziano a promis de travailler avec les différentes parties impliquées afin d’arriver à un consensus. « Il y a des divergences profondes entre les pays, je les connais toutes. Il ne s’agit pas de les nier, mais ce qu’il faut commencer par faire, c’est parvenir à un accord minimum pour ne pas paralyser l’organisation », a-t-il dit.
« J’ai des attentes concernant une meilleure gouvernance du monde », a-t-il par ailleurs ajouté, faisant allusion aux décisions prises le 23 juin à Paris par les ministres de l’agriculture du G20, qui ont appelé les différentes organisations internationales à assumer de nouvelles responsabilités (1).

Ne pas « diaboliser » les biocarburants

M. Graziano a évité de dresser le bilan de la gestion controversée de son prédécesseur. « Je ne vais pas commenter la gestion de Diouf », a-t-il dit.
Le nouveau directeur général de la FAO, qui assumera ses fonctions à partir du 1er janvier 2012, a évoqué la volatilité des prix des denrées alimentaires et le déséquilibre des marchés. Il a aussi parlé des critiques formulées contre les biocarburants – dont le Brésil est un grand producteur –, estimant qu’il ne faut pas les « diaboliser ».
« Je désire transmettre le message au personnel de la FAO que l’objectif est d’en finir avec la faim dans le monde », a-t-il encore déclaré. Le monde compte encore 925 millions de personnes sous-alimentées.

(1) Voir n° 3307 du 27/06/11

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