Stéphane Le Foll a présenté le 12 décembre le nouveau plan « Semences et plants pour une agriculture durable », qui marque la volonté d’inscrire l’amélioration variétale « au cœur du défi agro-écologique ». Décliné en six axes, il a notamment pour but de « favoriser une agriculture performante, tant sur le plan économique, environnemental que social », souligne un communiqué du ministère de l’Agriculture.
Le premier plan Semences et agriculture durable remonte à 2011. Son actualisation tient compte des évolutions récentes pour le secteur semencier, à la fois techniques et réglementaires, et fixe « des objectifs ambitieux en matière de conservation, de diversification des cultures, d’innovation ou de certification des semences ».
L’axe numéro un, qui est de structurer la conservation des ressources phytogénétiques, répond à un enjeu de préservation de la biodiversité cultivée et sauvage apparentée. Il s’agit en particulier d’identifier la collection nationale, d’appuyer la caractérisation du matériel conservé pour accroître sa valeur.
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Second axe : favoriser une innovation au service de l’agro-écologie. Cela passe par le développement de l’utilisation des nouveaux outils de phénotypage et de génotypage. Une veille sur l’utilisation des nouvelles biotechnologies est prévue.
Le plan vise à adapter les critères d’inscription des variétés pour une agriculture multi-performante. Par exemple, une action prévue est de créer des conditions d’examen pour des espèces et des variétés répondant à des besoins très spécifiques de filières. D’autres consistent à favoriser l’inscription de variétés adaptées à l’agriculture bio, ou la diffusion de variétés résistantes ou tolérantes à des bioagresseurs via les CEPP (certificats d’économie de phytos).
Le quatrième axe est de développer des processus innovants de production et d’analyse de données sur les variétés végétales. Une autre ligne directrice est de mieux communiquer sur la sélection végétale. L’ambition est notamment de promouvoir les variétés d’intérêt agro-écologique.