Abonné

Le Nutri-Score au cœur du nouveau PNNS

- - 3 min

Le quatrième programme national nutrition santé (PNNS), lancé par le gouvernement cette semaine, a pour objectif principal de réduire l’obésité et le surpoids en France. Pour ce faire, l’exécutif mise essentiellement sur « l’information du consommateur », à travers le développement du Nutri-Score.

« Sur le Nutri-Score, nous avons fait bouger les lignes », s’est félicitée la ministre de la Santé Agnès Buzyn, à l’occasion du lancement du 4e plan national nutrition santé, le 20 septembre. Ce plan, matrice de la politique de prévention sanitaire du gouvernement pour la période 2019-2023, prévoit en effet de « promouvoir et développer » le Nutri-Score en France.

L’occasion, pour la ministre, de saluer « l’engouement » pour cet indicateur, depuis son introduction dans la loi en 2017. « Ce projet n’a pas suscité un enthousiasme débordant à ses débuts, beaucoup avaient prédit un échec. Mais les résultats sont là : près de 200 entreprises ont aujourd’hui décidé d’apposer le Nutri-Score sur leurs produits », retrace Agnès Buzyn.

Industriels et distributeurs se convertissent peu à peu. Carrefour a annoncé, le jour même, vouloir intégrer l’indicateur sur « 7000 de ses produits » en France et dans les « pays européens » avant 2022. Récemment, c’est le géant Nestlé, très réticent il y a deux ans, qui a annoncé son intention d’adopter « progressivement » le dispositif sur ses produits. Les premiers produits devraient arriver en France dès 2020.

Nutri-Score dans la restauration collective

Avec ce nouveau plan, le gouvernement veut franchir une nouvelle étape. Le PNNS prévoit ainsi d’étendre cet étiquetage « aux produits en vrac » et « en restauration collective et commerciale », afin de « mieux informer les convives sur la qualité nutritionnelle des aliments proposés », et de diminuer drastiquement la « teneur en sel, sucre et gras dans les aliments de consommation courante ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

nutrition
Suivi
Suivre
Nutri-score
Suivi
Suivre

L’objectif central du programme est la lutte contre le surpoids dans la population française, alors que près de la « moitié des adultes sont en surpoids » (17 % des enfants) et que « 17 % d’entre eux sont obèses » (4 % des enfants). L’exécutif s’est par ailleurs fixé un objectif de -30 % de consommation globale de sel d’ici 2025, réduire de 15 % l’obésité chez les adultes (20 % chez les enfants).

Sur le plan international, le gouvernement souhaite « rendre obligatoire » le Nutri-Score dans toute l’UE. « Cela sera ma priorité dans mes prochaines rencontres avec mes homologues, et avec le nouveau commissaire européen à la Santé », a précisé Agnès Buzyn. Pour le moment, seules la Belgique et l’Espagne ont adopté le Nutri-Score.

-30 % de consommation de sel d’ici 2025.

Le Nutri-Score s’impose chez les consommateurs

Selon une enquête réalisée par Santé Publique France, publiée le 20 septembre, le Nutri-Score prend une place grandissante dans les habitudes de consommation des Français. La notoriété de l’étiquetage est passée de 58 % en avril 2018 à 81 % en mai 2019. Quatre personnes sur 10 connaissant le logo affirment que celui-ci a un « impact sur ses choix alimentaires », contre 3 sur 10 en avril 2018.